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Antoine DUCROT

Suite à 2 manches rapprochées, Cherves (86) le 17 août qui a été organisée par le Cycle Poitevin, et La Classique Champagne Ardenne le 06 septembre, la Coupe de France 2016 des Divisions Nationales 2 vient de s’achever. L’A PO GE U Charente-Maritime termine 12ème sur 22, quel bilan tires-tu de vos performances sur les manches de Coupe de France ?
C’est vraiment un bon bilan sur le plan sportif puisqu’il s’agit de notre meilleur résultat depuis que nous avons accédé, en 2014, au 2ème meilleur niveau amateur français. Il faut savoir qu’en Coupe de France DN2, il y a des manches route et une manche piste. Et lorsque l’on prend seulement en compte les résultats des manches route, nous sommes 9ème donc cela est intéressant.
Ce résultat permet de crédibiliser notre projet et notre équipe, et cela montre que nous avons notre place à ce niveau.
 
Par rapport à l’an dernier, où vous aviez été un peu en difficulté, on sent une progression. Comment expliques-tu cette amélioration ?
On peut déjà l’expliquer par le recrutement. Je pense que cette année, nous avions effectué un recrutement de qualité. En 2015, notre effectif était un peu juste, donc pour 2016, nous avons commencé à travailler sur le recrutement très tôt, ce qui nous a permis d’avoir un effectif un cran au-dessus.
Ensuite, l’état d’esprit était mieux cette année que la saison passée, et nous avions aussi une équipe plus complémentaire. Enfin, les coureurs s’entendaient bien donc il y avait une bonne ambiance, avec en plus, des résultats corrects. C’est donc un ensemble qui a fait que cela a bien fonctionné.
 
Avez-vous l’ambition de continuer à progresser et que pouvez-vous faire pour franchir un nouveau palier ?
Oui, il faut toujours essayer de s’améliorer mais il faut savoir que nous sommes le plus petit effectif des équipes de DN2, donc nous faisons avec nos moyens. Toutes les autres équipes ont en moyenne 11 coureurs de 1ère catégorie, alors que nous, nous étions 9. L’effectif est juste mais on peut améliorer des choses, comme le stage de début de saison par exemple, lors duquel nous allons essayer de faire quelque chose de plus important afin de poser les bases.
 
Au-delà de la Coupe de France, même si la saison n’est pas terminée, comment juges-tu la saison de l’équipe ? Quelles sont les principales satisfactions et déceptions de l’année sur le plan sportif ?
Parmi les satisfactions, sur le plan sportif, je dirais que nous avons pas mal de coureurs qui ont décroché des victoires. On a obtenu 6 victoires individuelles avec 4 coureurs différents. Plusieurs coureurs ont été capables de gagner, et c’est intéressant, contrairement à l’an passé, où seul Willy PERROCHEAU nous avait apporté des victoires. Willy, évidemment, a encore gagné cette année, mais Dylan TRANCOU, ou Killian LARPE ont également levé les bras.
Au niveau déception, c’est le fait qu’avec notre « petit » effectif en terme de nombre, nous avons nos coureurs qui sont tous en forme au même moment. Donc quand cela va bien, tout va bien, mais à l’inverse, quand ça va mal, tout va mal. C’est un peu compliqué de faire une rotation, mais on doit faire avec.
 
On ne peut pas évoquer votre saison sans parler de la tragédie qui vous a touché, avec le décès de Florent SENTUCQ suite à une chute en pleine épreuve, comment fait-on dans ces moments pour parvenir à se remobiliser ?
C’est vrai que l’on n’est pas préparé à cela, personne ne peut s’attendre à vivre ce genre de drame dans la saison. Dans ces moments là, on n’a pas de mot, c’est très difficile. Mais dans l’équipe, même si elle était déjà soudée, j’ai vu dans ce moment extrêmement difficile, un état d’esprit encore plus fort, ça a resserré les liens et au final on a réussi à faire face.
 
Et le fait que ce drame soit arrivé en course, cela a dû ajouter de la difficulté, il faut être courageux pour prendre de nouveau le départ d’une compétition ?
Oui, c’est certain. Dans les jours qui ont suivi, certains ont voulu arrêter, mais bon, tout le monde a fait face. Mais il faut reconnaître que c’est vraiment dur, rien que d’en parler là, quand on y repense… c’est compliqué…
 
Oui, on comprend, c’est tout à fait normal. On va donc revenir sur l’équipe, et sur toi notamment : tu es salarié au sein du club, peux-tu nous parler de ton poste et de tes missions ?
Je suis salarié à temps plein au sein du club. Au niveau missions, il y a 2 parties distinctes : d’une part, la Division Nationale, et de l’autre, le club. Au niveau de la DN, j’ai en charge toute la gestion des sportifs, le recrutement, les stages, et tout ce qui est logistique et matériel, comme la gestion des déplacements, la réservation des hôtels, … Et au niveau du club, je m’occupe de l’école de vélo, je fais un peu d’administratif, et j’interviens dans les écoles dans le cadre de l’aménagement des rythmes scolaires.
 
Cela fait pas mal de choses, tu arrives à tout faire en 35 h ?
C’est sûr qu’il ne faut pas forcément compter, mais c’est surtout la passion. Quand on aime ce que l’on fait, on ne compte pas. A l’inverse, j’ai également une certaine souplesse, si j’ai un imprévu, mes dirigeants sont compréhensifs et je n’ai aucun souci. Il y a donc des avantages aussi.
 
Pour revenir sur tes missions, tu as dit que tu intervenais dans les écoles, comment procèdes-tu ?
J’interviens dans les écoles depuis l’an dernier, suite à l’aménagement des rythmes scolaires. Nous avons un parc de vélos que nous amenons à l’école, et on fait découvrir, sur des séances de 45 minutes, les activités du sport cycliste.
Cela permet de financer une partie de mon poste, puisque l’on perçoit un dédommagement, donc cela fait un petit plus pour le club. Et puis, cela nous permet d’attirer des jeunes pour l’école de vélo. C’est donc intéressant à double titre.
 
Effectivement, et justement, peux-tu nous parler du fonctionnement de l’école de vélo qui a été créée récemment ?
Notre école de vélo a été créée en 2014. Au niveau du fonctionnement, nous faisons des entraînements le mercredi après-midi de 14h à 16h en période scolaire. Nous accueillons les jeunes dès qu’ils sont en mesure de faire du vélo sans roulette jusqu’à 14 ans, en général. Philippe TABOURIN et Étienne POUVREAU m’aident pas mal pour son fonctionnement, et à priori, on devrait avoir pas mal de jeunes en 2017.
Pour les interventions en milieu scolaire, nous avons un parc de vélos donc on peut parfois dépanner un jeune, nous avons aussi des casques et des plots pédagogiques. Nous avons le minimum pour pouvoir faire des séances intéressantes et tous les mercredis, nous essayons de faire un groupe qui va sur la route et un autre qui fait du VTT. Cela permet au jeune de choisir librement l’activité qu’il souhaite.
 
La polyvalence semble indispensable pour travailler dans un club. En effet, entre tes missions pour le club et celles pour la DN, les tâches sont très diversifiées. C’est certainement difficile mais cela doit-être enrichissant ?
La polyvalence, dans ce type de métier, c’est un peu la base. Après, il ne faut pas trop se disperser non plus. C’est peut-être, d’ailleurs, la principale difficulté : il y a tellement de choses à faire, qu’on est vite tenté de se disperser. Dans les associations, avec les bénévoles, on n’est pas souvent en surnombre, donc il faut faire certaines choses dont on n’a pas l’habitude, mais c’est enrichissant, c’est vrai.
 
Tu viens d’évoquer les bénévoles, combien interviennent dans le fonctionnement de la DN ?
Autour de la DN, nous avons 5 ou 6 personnes qui travaillent et on fait en sorte de tourner le plus possible. On a une équipe de bénévoles qui s’entendent bien et avec qui cela se passe bien, donc c’est important.
Et puis, cette année, on a la chance d’avoir deux stagiaires, Pauline ALLIN et Étienne POUVREAU, qui sont actuellement en formation DEJEPS à Poitiers.
En plus de leurs projets, Pauline va m’aider un peu au niveau entraînement, on va pouvoir se répartir les coureurs.
 
Le club va-t-il s’appuyer sur leurs projets pour continuer à se développer ?
Oui, tout n’est pas encore ficelé mais il y a 2 grandes orientations. Pauline a un projet orienté sur le sport-santé, elle va essayer de travailler en relation avec des personnes en situation de handicap. Étienne, lui, a un projet de développement qui porte sur l’ouverture d’une section sportive au Lycée Émile Combes de Pons dès la rentrée 2017/2018.
 
Au niveau des organisations d’épreuves, le club est également dynamique, avec en premier lieu les Boucles Nationales du printemps, épreuve nationale par étape et manche de la Coupe de France des DN2 depuis 2 années. Parles-nous de cet évènement et du travail à réaliser pour le mettre en œuvre ? 
Personnellement, je n’interviens pas dans l’organisation, j’aide simplement au niveau communication. Mais par contre, c’est un travail considérable pour tous les membres du Bureau du club. C’est un très gros travail tous les ans. Je crois qu’il doit y avoir 450 signaleurs sur les 2 jours, quand on connait la difficulté pour trouver des signaleurs, cela donne une idée. Les bénévoles essaient de proposer des parcours intéressants avec des routes de qualité car il s’agit d’une manche de Coupe de France, ils doivent également s’occuper de l’hébergement, du budget, …
Parmi eux, il y a par exemple Gilbert CLISSON qui est très impliqué au niveau de la sécurité, des parcours, et de la recherche des villes étapes.
Cette épreuve est la seule manche de Coupe de France des DN2 par étape, ce qui montre l’ampleur de l’évènement, il faut saluer le travail de tous les bénévoles.
 
En 2017, elle sera de nouveau manche de la Coupe de France des DN2. Est-ce une motivation supplémentaire pour les coureurs de faire briller l’équipe sur « son épreuve » ?
Oui tout à fait. Et en 2017, on a la chance d’avoir également Bordeaux - Saintes, tout proche de chez nous, au programme de la Coupe de France, ce qui fait 2 épreuves « à domicile ». C’est certain que cela motive les coureurs, ils ont envie de bien faire, et on y porte une attention particulière puisque nous sommes devant nos bénévoles et partenaires, donc il faut essayer de ne pas se louper.
 
Du coup, mets-tu en place une préparation particulière pour ces épreuves ?
Oui, on profite des stages hivernaux pour rouler sur les parcours, puisqu’on les connait suffisamment tôt. Pour Bordeaux - Saintes, on va essayer de le faire également, mais cela dépendra du temps que nous aurons. Mais on va essayer de s’organiser pour repérer les 3 manches, à savoir les 2 étapes de chez nous et Bordeaux-Saintes.
 
Vos partenaires doivent également être attentifs à vos performances sur vos terres, cela rajoute-t-il de la pression ?
Oui nos partenaires nous suivent et ils viennent sur nos épreuves. Ils sont assez attentifs, ce qui est normal, mais ils ne nous mettent pas de pression particulière. Par contre, comme nous savons qu’ils nous suivent et qu’ils nous regardent, cela nous met une forme de pression. On essaie de communiquer le plus possible, avec Facebook, le site Internet, et nos newsletters. Nous avons mis en place des moyens pour qu’ils nous suivent toute l’année. On essaie d’aller les rencontrer en début et fin de saison également.
 
En dehors des manches « à domicile », quels seront vos principaux objectifs la saison prochaine ?
L’objectif sera de confirmer notre saison et nos résultats, si nous pouvions faire aussi bien, ce serait super. Cette année, nous avions pour objectif de terminer dans le top 15 de la Coupe de France donc nous avons réussi. Pour l’année prochaine, il est encore un peu tôt, nous verrons en fonction des coureurs que nous aurons. L’idée est de faire aussi bien que cette année, mais il faut rester réaliste, cela dépendra du recrutement.
Au-delà des manches de Coupe de France, notre fil rouge, il y a des épreuves régionales sur lesquelles on aimerait être présents comme le Tour des Deux-Sèvres par exemple.
Et enfin, on essaie toujours d’apporter une attention particulière aux épreuves de la région et de bien y figurer. De plus, il n’est pas toujours simple d’organiser et d’avoir des coureurs, donc quand on peut, on favorise les épreuves du calendrier régional.
 
Au niveau de l’effectif, doit-on s’attendre à du mouvement ?
Oui il va y avoir du mouvement. Pour le moment, nous avons 4 coureurs qui restent avec nous : Willy PERROCHEAU, Killian LARPE, Valentin PETITEAU, et Mariusz GASIOROWSKI. Ensuite, nous avons des coureurs qui arrêtent tels que Kevin SOUST, et d’autres en réflexion comme Geoffrey MULLON ou Mickaël VIDAL.
Les 4 coureurs qui restent étaient les éléments moteurs de cette année donc c’est déjà bien. Le label DN2 nous impose d’avoir au minimum 8 coureurs de 1ère catégorie, et notre effectif est presque bouclé, c’est peut-être la première année où nous sommes autant en avance.
 
Il y a donc plusieurs arrivées qui sont déjà bouclées, peut-on avoir quelques noms de coureurs recrutés ?
Oui, nous avons Antoine DROTZ qui arrive de l’AC Châtellerault, Antoine LAMY en provenance du VC Saintais, et Louis BODIN AMIEL qui était à l’UV Angérienne.
 
Merci pour ces infos, il s’agit pour le moment d’un recrutement très « local », est-ce une volonté ?
Nous avons une équipe qui porte les couleurs de la Charente-Maritime donc nous favorisons les coureurs de Charente-Maritime, c’est notre priorité. Avec Antoine et Louis, c’est le cas. De plus, ils sont jeunes et motivés donc il n’y a que des avantages. Je sais qu’ils sortent de 2ème catégorie, il y a donc un palier à franchir, mais nous, on voit un peu plus sur le long terme et pas seulement l’année prochaine. Et pour Antoine, c’est également un jeune, qui est motivé aussi, donc c’est intéressant.
 

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