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Angélique CHOTARD

Vous avez organisé le dimanche 30 octobre, la dernière manche du Challenge Régional BMX, comment s’est déroulée cette journée ?
La journée s’est très, très bien déroulée. Nous avons eu de la chance car nous avons eu beau temps. Il y avait près de 220 participants, avec également des pilotes venus de comités extérieurs. Au niveau spectateurs, on ne se rend pas trop compte car c’est lissé sur la journée mais je dirais qu’il y avait au moins 800 à 1 000 spectateurs sur la journée.
La compétition s’est déroulée de 9h30 à 17h00, à peu près, ensuite nous avons remis les récompenses, et les courses ont été disputées dans l’ensemble. Chez les petits, c’est relativement calme mais on sent la motivation chez certains. Ensuite, plus on monte en catégorie et plus cela bagarre, avec des chutes du coup, et on sent vraiment les enjeux de la finale. Au niveau tension, je dirais que ce n’est pas toujours dans la lutte entre le 1er et le 2ème, mais plus, entre ceux qui se battent pour entrer dans les récompenses, par exemple entre le 8ème et le 9ème.
 
Aviez-vous une exigence particulière par le fait qu’il s’agissait de la finale ?
Non, nous avons organisé 2 manches cette année et nous n’avons pas mis plus de moyens sur le 30 octobre, parce qu’il s’agissait de la finale. Nous essayons de toujours organiser de la même manière et en cherchant à faire en sorte que ce soit le plus parfait possible.
Nous avions tout de même prévu des récompenses sur les résultats de la journée en complément des récompenses du Challenge Régional. C’était un moyen de toucher un peu plus de monde et de récompenser aussi, de leurs efforts, ceux qui n’ont pas eu de récompense régionale.
 
Vous nous expliquiez que votre club a organisé 2 manches du Challenge Régional cette saison, pourquoi ? Et souhaitez-vous continuer à organiser plusieurs épreuves par an ?
Si cela est possible, on aimerait bien continuer. Pour le moment, il y a un peu de flou et nous attendons de voir comment cela va se passer avec la fusion des comités dans le cadre de la grande région. On ne souhaite pas forcément organiser le finale à chaque fois, mais on voudrait continuer d’en faire deux.
Déjà, parce que cela permet à nos pilotes de faire de la compétition. Les entraînements ne sont pas suffisants pour pouvoir progresser et la compétition apporte un plus. Nous avons aussi des pilotes qui ne font que les épreuves du Challenge Régional et qui ne vont pas sur les grandes compétitions, donc, si chaque club ne fait qu’une course, ces pilotes ne peuvent pas rouler beaucoup dans l’année.
Et puis, organiser une compétition permet d’engendrer quelques bénéfices et ce sont les bénéfices qui nous permettent de faire vivre notre club.
Si on veut pouvoir avoir un entraîneur diplômé, si on veut pouvoir apporter certaines choses à nos pilotes, il faut que l’on ait une rentrée d’argent et une compétition, c’est un moyen parmi tant d’autres
 
Les bénéfices sont de quel ordre grâce à l’organisation d’une compétition ?
Les bénéfices liés à une compétition ne sont pas énormes, un peu plus de 500 € si tout tourne bien. Mais pour parvenir à en faire, il faut que l’on se donne beaucoup, beaucoup, beaucoup et sous forme de bénévolat au maximum.
Déjà, il faut qu’il y ait un nombre important de pilotes inscrits, ensuite, nous avons une buvette qui nous rapporte un peu en fonction de la météo, évidemment, et nous organisons une tombola. Mais pour celle-ci, il faut aller réclamer les lots auprès des professionnels. Il faut passer beaucoup de temps pour essayer d’obtenir des lots gratuits, pour la plupart, et la vente des tickets nous permet une rentrée d’argent. Mais ce n’est pas en faisant deux compétitions par an que l’on peut faire vivre un club.
 
Pouvez-vous nous expliquer tout le travail à mettre en œuvre en amont pour organiser une compétition ?
Il y a du travail plusieurs mois à l’avance, puisque nous devons trouver les secouristes, qui représente d’ailleurs un coût très important, le speaker, la sono, et le secrétariat. Nous devons nous assurer d’avoir toutes les autorisations, que ce soit au niveau du Comité Régional ou de la Mairie. Ensuite, il y a la préparation et le nettoyage de la piste. Comme nous sommes en extérieur, il faut tout remettre en état. Trouver les lots pour notre tombola, nous oblige aussi à aller démarcher à l’avance. Il faut s’assurer que tout est fait, que nous avons bien les autorisations, et tout cela demande beaucoup de temps.
 
Ensuite, le jour J, comment s’organise la journée ?
Nous sommes environ 20 bénévoles, la mise en place démarre à 7h30 le matin et la journée se termine vers 19h. Nous avons des personnes à la buvette pour la cuisson, la préparation et le service. Nous avons une personne à la caisse pour la vente des tickets, pour éviter d’avoir trop d’argent à manipuler par tout le monde, ce qui facilite la tâche. Nous avons des arbitres, des personnes qui s’occupent de la piste, pour arroser et balayer, d’autres qui s’occupent de tout ce qui est course avec l’affichage des race par exemple. Et puis, il y a également tout ce qui est mise en place des tonnelles, des grilles, des rubalises, et en fin de journée, il faut tout démonter et ranger. Nous avons des bénévoles qui nous aident toute la journée de 7h30 le matin à 19h le soir.
 
Vous avez parlé des arbitres, on sait qu’ils sont nombreux, pouvez-vous nous rappeler comment cela fonctionne ?
Lors de toutes les compétitions, chaque club doit mettre à disposition un certain nombre d’arbitres. Le règlement prévoit que le club organisateur fournisse un arbitre de moins que son nombre habituel. Nous avions donc 2 personnes du club qui ont arbitré parmi les 19 officiels de la journée. Tous les arbitres sont bénévoles, et il y a de nombreux postes. Il y a les arbitres sur piste pour surveiller les virages, les arbitres en pré-grille pour la mise en place des pilotes, un qui s’occupe du starter, un au niveau de la grille pour vérifier que les pilotes sont dans la bonne race. Il y a ceux qui sont à l’arrivée pour noter l’ordre d’arrivée, le juge à l’arrivée qui valide la place. Il y a 2 arbitres au secrétariat et il y a le président de jury et son adjoint qui eux lancent ou arrêtent la course en cas de problème. Cela fait beaucoup de postes, et si nous n’avons pas les arbitres nécessaires, la course ne peut pas avoir lieu.
 
Lors de la dernière manche du 30 octobre, les récompenses du Challenge 2016 ont été distribuées aux lauréats, comment s’est déroulée la remise ?
La remise s’est très bien passée. Le souci, c’est que c’était le week-end du changement d’heure, et la nuit nous a gagnés assez rapidement. Nous avions un peu de retard donc on a essayé d’être rapides. Nous avons commencé par remettre les récompenses de la journée offerte par le club, puis nous avons terminé par celles du Challenge Régional. Les pilotes étaient contents, certains ont été surpris puisqu’ils ne s’attendaient pas à être récompensés sur la journée, d’autres ont obtenu 2 récompenses donc ils étaient ravis. Les 8 premiers des plus petits aux benjamins inclus, et les 3 premiers des catégories supérieures ont été récompensés. Les récompenses du comité et les nôtres étaient similaires avec des coupes, des médailles et des T-shirts.
 
Quel regard portez-vous sur la mise en place de ce Challenge Régional et est-il apprécié par les pilotes ?
C’est un challenge qui est plutôt apprécié par les pilotes. Pour moi, il permet une confrontation entre les pilotes. Un entraînement ne peut pas être suffisant pour progresser donc la compétition est importante. Il permet aux pilotes de rouler avec d’autres qu’ils ne connaissent pas, et ainsi de se mesurer entre eux. Pour certains, cela leur permet de se dépasser pour réussir à progresser.
Ensuite, pour ceux qui peuvent rouler au niveau national, les épreuves régionales ont moins d’importance, ils « lâchent » un peu le Challenge. Les plus motivés participent tout de même à toutes les manches, mais le problème c’est que l’on peut se retrouver avec des compétitions tous les dimanches, ce qui peut être contraignant pour les parents. Et il y en a qui ne font que celles autour de leur club.
 
Plusieurs de vos pilotes ont été récompensés, d’autres n’étaient pas loin des premières places, quel bilan tirez-vous de cette saison au niveau sportif ?
Notre entraîneur serait mieux placé pour réponde à cette question. Mais pour moi, je trouve que nous avons eu une grande progression chez nos pilotes par rapport à l’an dernier. Et ce que je retiens également, c’est le plaisir de certains à rouler. Même ceux qui étaient plus loin au classement, on s’est aperçus qu’ils étaient également très contents de leur année. Tous, ont progressé, que ce soit au cours de l’année, ou en comparaison de l’an dernier, et cela leur donne satisfaction. Il n’y a pas que les meilleurs qui se sont fait plaisir, il y a eu une bonne évolution générale.
 
Et de manière plus générale, êtes-vous satisfaite de l’année 2016 de votre club ?
Oui je suis très satisfaite de l’année 2016 parce que nous avons eu l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Mathieu DAUNAS, qui est brevet d’état. Il a apporté un nouveau souffle, il passe très bien auprès des enfants, il sait les pousser pour progresser, et cela a fait apparaître une nouvelle dynamique pour essayer de développer le club. Il s’agit vraiment d’une année positive. Au niveau des licenciés, cela a progressé cette année, on savait que nous aurions besoin d’une année pour que le bouche à oreille fonctionne, donc nous sommes contents.
 
Vous êtes présidente depuis 2 années, comment êtes-vous arrivée à la tête du club ?
En fait, mon fils a commencé le BMX à l’âge de 6 ans, il y a 8 ans environ. Rapidement, je me suis investie au niveau du club en tant que bénévole, puisque j’étais responsable des compétitions. Je suis rentrée dans le bureau du club pour m’occuper de cette partie. Pour des questions pratiques au niveau organisation,  je suis passée vice-présidente, cela s’est fait naturellement, notamment parce que j’étais présente sur toutes les compétitions. Et il y a 2 ans, l’ancienne présidente a décidé de ne pas se représenter, et personne n’a souhaité prendre sa place. Mon fils a arrêté le BMX à ce moment-là, mais j’ai tout de même décidé de me présenter car je ne voulais pas que le club s’arrête.
 
Connaissiez-vous le BMX avant que votre fils n’arrive au club ?
Je ne connaissais pas du tout le BMX, absolument rien. Nous avions des amis dont le fils roulait au sein du club. Un jour, dans le cadre du Téléthon, il y avait une initiation qui était organisée et nos amis nous ont convaincu de venir. Nous y sommes allés, il a fait 2-3 tours de piste, il est tombé sous le charme et il a commencé par la suite.
 
Et quelques années après, on se retrouve à la tête du club !
Oui, à ce moment-là, je n’y pensais pas du tout !
 
La fonction de président au sein d’un club apparait de plus en plus complexe, comment appréhendez-vous ce rôle ?
Je n’imaginais pas cette fonction comme cela, très franchement. J’étais très investie dans le club en tant que bénévoles mais je ne pensais pas que c’était aussi difficile. C’est très prenant pour une simple bénévole comme moi, on a un travail à côté et on donne sur notre temps libre. Le souci, c’est que nous sommes un petit club, dans un petit village, et il faudrait que l’on soit en mesure de diriger comme s’il s’agissait d’une grande entreprise. Il faut respecter les délais, les autorisations, il y a plein d’aspects, et en fait, nous avons affaire à des personnes, dont c’est leur travail la journée, et qui ne se mettent pas à notre place. Très souvent, je dois prendre des heures sur mon travail pour aller à un rendez-vous, et cela a tendance à me mettre en colère. Ce n’est pas possible, je ne peux pas toujours mettre mon travail en suspens. Il y a des fois où je me dis, qu’il est déjà difficile d’avoir des bénévoles dans les clubs, mais à cette fonction, il ne va plus y en avoir beaucoup de prétendants si les contraintes ne sont pas allégées.
 
Rassurez-nous, vous avez quand même un peu de plaisir dans ce rôle ?
A côté de cela, les relations avec les bénévoles sont agréables. Nous sommes un petit club, tout le monde se connait, il y a une ambiance familiale, heureusement. Et ce qui me motive, c’est que c’est vraiment mon club de cœur, je l’aime beaucoup. Je ne peux pas dire que je ne prends pas de plaisir. Mon seul but est d’essayer d’obtenir plein de choses pour les enfants et de les voir heureux et s’épanouir dans leur sport. Tant que j’arriverai à faire des choses comme ça, je pourrai continuer, même si ça ne durera peut-être pas des années… Mais quelqu’un d’autre prendra la suite, et le club continuera.
 
Au niveau du fonctionnement, comment sont organisées vos séances d’entraînement ?
Nous avons formé 4 groupes de niveaux différents, c’est l’entraîneur qui gère cela, avec un entraînement adapté à chaque niveau. En fonction des niveaux, les groupes sont de 7/8 jeunes et cela peut monter à 15/18 pour les plus expérimentés. Nous avons plusieurs séances d’1h30, le mercredi  de 14h à 20h et le samedi matin entre 9h30 et 12h30. Nous avons l’éclairage sur la piste ce qui nous permet de fonctionner l’hiver également.
 
Comment sont encadrées les séances ?
Nous avons tout d’abord, notre entraîneur, Mathieu DAUNAS, qui est auto-entrepreneur et qui intervient le mercredi et le samedi. Le mercredi, il est seul, et le samedi matin, pour pouvoir assurer les séances, nous avons un jeune BF1 de 18 ans, Félix GUILBAUD, qui vient aider bénévolement. Il est au club depuis de nombreuses années et il était attiré par le fait d’entrainer. Ils se partagent les groupes pour pouvoir faire les entrainements dans de bonnes conditions. Il faut noter qu’en dehors des entraînements, Mathieu est également présent sur les compétitions pour conseiller les pilotes, il s’investi de manière bénévole pour cet aspect.
 
En dehors des entraînements et des compétitions, le club a-t-il d’autres activités ?
Oui, nous avons des activités annexes de manière à avoir d’autres ressources financières. Nous organisons des stages d’initiation avec les centres de loisirs locaux lors de chaque période de vacances. Nous avons effectué la démarche l’année dernière et cela a tout de suite fonctionné. Il y a beaucoup de demandes de la part des enfants. Ensuite, nous mettons en place différents stages pendant les vacances. Il y en qui sont réservés aux pilotes, qu’ils soient de notre club ou des clubs de la région, et d’autres, qui sont des stages d’initiation ouverts à tous. Ces activités sont encadrées par notre entraîneur. Enfin, nous organisons également une brocante.
 
Au niveau des projets, quelles sont les ambitions de votre club pour les années à venir ?
Nous n’en sommes qu’à l’état de réflexion, mais nous aimerions voir s’il serait possible de mettre en place un mini-camp de 2 à 3 jours avec plusieurs activités sportives. Nous regardons si réglementairement, cela est réalisable. Ensuite, nous étudions la possibilité d’ouvrir nos stages à d’autres centres de loisirs, puisque nous ne les avons pas encore tous sollicités. Il y a un double intérêt à cela, cela permet d’avoir quelques ressources financières d’abord, mais aussi d’attirer de nouveaux licenciés. Enfin, on souhaiterait essayer d’organiser, dans l’avenir, une manche du Challenge France, pour viser un peu plus haut. Pour le moment, il ne s’agit que de projets, cela ne se fait pas en quelques mois.
Mais, nous sommes toujours dans le but de faire cela pour les enfants. Il faut arriver à trouver le bon compromis entre le coût financier pour les parents et le fait de faire plaisir aux enfants.
 
Et pour l’année prochaine, les dates de vos évènements sont-elles déjà définies ?
Pour le moment, rien n’est défini, nous sommes dans l’attente de la réunion pour établir le calendrier. Nous avons demandé une date en octobre, et nous attendons de voir si cela sera validé. Nous aurons au moins une manche du Challenge Régional, sûr, peut-être 2 si nous pouvons. La date de notre brocante dépendra des différentes dates inscrites au calendrier car nous avons besoin des parents pour nous aider. Début septembre, nous aurons nos portes ouvertes dans le cadre de l’opération « A la découverte des Sports Cyclistes », avec pour but d’attirer de nouveaux licenciés.
 

Commentaires

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Dominique DUFOYER a dit il y a 220 jours
Président du club de St Léger, je confirme qu'Angélique dit vrai quand elle parle de la gestion d'un club. C'est véritablement une petite entreprise, c'est parfois compliqué et même décourageant. Il faut passer énormément de temps au détriment de sa vie professionnelle, personnelle, familiale... Et de plus en plus les finances prennent le pas sur le plaisir. Effectivement on peut gagner 500€ voire un peu plus en organisant une course, mais il faut vraiment se défoncer pour y arr...
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