Comité Régional de Cyclisme Poitou-Charentes
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Bernard COUPRIE

Vous avez organisé l’épreuve de Bordeaux-Saintes le dimanche 12 mars dernier. Pouvez-vous nous raconter en quelques mots le déroulement de cette 79ème édition ?
Cette 79ème édition de Bordeaux-Saintes s’est déroulée sous un ciel très nuageux, mais nous avons eu la chance de n’avoir pratiquement pas de pluie, contrairement à ce que nous craignions. Le départ à Saint-Savin a eu lieu sans problème et le public a pu voir les coureurs. Ensuite, il y a eu une première échappée qui  est restée en tête un certain nombre de kilomètres, avant que tout ne se regroupe à l’approche de Saintes. Finalement, la sélection s’est réellement faite dans la ville, sur le circuit final, que les coureurs devaient parcourir à 5 reprises. Dans ce circuit, il y avait la montée du Cours National et une petite côte assez pentue qui a permis à un groupe de sortir du peloton. Par la suite, un homme s’est extirpé seul de ce groupe pour finalement gagner avec 6 secondes d’avance sur le 2ème et 22 secondes sur le reste du groupe des échappés. Puis, le peloton est arrivé et nous a offert un très beau sprint sur le Cours National.
 
La décision s’est donc faite dans le final, peut-on dire que le scénario était idéal pour les nombreux spectateurs ?
Effectivement, il y avait beaucoup de public, même si on avait un peu moins de spectateurs que les années où il fait très beau.
C’est aussi vrai qu’il y a eu du suspens puisque les écarts étaient très faibles, avec au final un vainqueur lituanien, Zydrunas SAVICKAS, ce qui est d’ailleurs une première pour Bordeaux-Saintes. Nous étions très satisfaits de voir un coureur d’une autre nationalité gagner parce que cela amène un peu plus de relief à la renommée de l’épreuve. Nous avons eu de nombreux vainqueurs étrangers, et là, il s’agit d’une nation qui jusqu’ici, n’avait jamais remporté Bordeaux-Saintes.
 
Cette édition était la première depuis la disparition de Jean-Michel ARDOUIN, qui a été à la tête de l’organisation pendant plusieurs années, il devait y avoir une émotion particulière ?
Oui absolument. D’abord, le vendredi, nous sommes allés avec la plupart des dirigeants, ceux qui étaient libres tout du moins, fleurir la tombe de Jean-Michel, en présence de Mme ARDOUIN qui était très, très émue. Et tout le week-end, nous l’avons évoqué, comme nous avons mentionné Georges DUCEPT qui nous a quittés l’année précédente, et également notre président d’honneur, René GARRAUD. Nous les avons évoqués tout au long du week-end et nous avons bien précisé que si nous nous étions serrés les coudes, c’était par fidélité envers ces hommes-là. Le jour des obsèques de Jean-Michel ARDOUIN, j’avais déclaré que la meilleure manière de lui rester fidèle était de continuer l’aventure, c’est donc la raison pour laquelle j’ai accepté de reprendre le flambeau après qu’il m’ait eu succédé d’ailleurs.
 
Votre épreuve était également la 1ère manche de la Coupe de France 2017 des DN2, expliquez-nous les raisons qui vous ont incité à vous porter candidat à l’organisation d’une manche de Coupe de France ?
Nous ne nous étions pas portés candidat, c’est la Fédération qui nous a demandé si nous accepterions d’organiser cette première manche, ce que nous avons fait. Comme nous avions également accepté, il y a deux ans, pour le prix Marcel BERGEREAU, de faire une manche de Coupe de France Espoirs. Nous essayons de rendre service à notre Fédération, c’est pour cette raison que nous avons accepté les deux fois.
 
Qu’est-ce qu’apporte le label Coupe de France à une organisation comme la vôtre ?
Il y a deux arguments. D’abord, nous n’avons pas besoin d’aller à la pêche des équipes, puisque dans le cadre de la Coupe de France, elles sont obligées de venir.
Par ailleurs, il est vrai que cela assure une certaine homogénéité du peloton. Lorsqu’on n’est pas Coupe de France, nous avons des clubs de différentes divisions nationales (DN1, DN2, DN3), des sélections régionales, des sélections départementales, et on s’aperçoit très vite qu’il y a une différence entre les meilleurs et ceux qui sont un peu moins forts.
 
Pourriez-vous nous indiquer quelques chiffres (budget, bénévoles, …) nous permettant de mesurer l’ampleur de cette organisation ?
Selon les années, le budget n’est pas le même puisque le coût d’une Coupe de France des DN1 est plus élevé qu’une Coupe de France des DN2. Cette année, par exemple, le budget tourne autour de 30 000 €. Par ailleurs, nous avons un groupe d’une vingtaine de bénévoles, il faut reconnaitre que nous ne sommes pas assez nombreux, mais nous faisons avec nos moyens. L’avantage est que les dirigeants de cette équipe sont très soudés et on a une bonne convivialité, ce qui est important.
Au-delà de cette équipe, le jour de la course, il y a environ 200 bénévoles qui sont impliqués. Nous nous appuyons sur des particuliers et une association pour les signaleurs. Sur Saintes, il nous fallait, cette année, à peu près 90 signaleurs, et nous avons également des bénévoles pour la traversée des différentes communes et agglomérations. Pour cela, nous faisons appel aux maires pour qu’ils nous fournissent des signaleurs, donc cela fait au moins 200 personnes pour l’ensemble de l’épreuve.
Nous avions également cette année, 30 motos civiles, et suite au débriefing, que nous avons fait récemment, nous avons dit que nous en prendrions 5 supplémentaires l’année prochaine car c’est un peu juste à certains endroits. Nous avons par moments des routes assez étroites et il faut du temps pour que les motos puissent remonter.
En plus, nous avons une escorte de la gendarmerie de 4 motards. Sur le Cours National, nous avions la participation de la police nationale et de la police municipale. Dans le cadre du plan d’urgence, j’avais aussi fait appel à une société de vigiles.
 
Vous venez de nous parler de votre équipe de bénévoles, comment êtes-vous organisés pour la mise en place de l’épreuve ?
Nous avons un bureau avec certaines personnes qui ont des tâches plus précises que d’autres. Nous avons une trésorière, Sylvette PATRY, et un trésorier adjoint, Michel JOURDAIN qui s’occupent davantage de l’aspect financier. Nous avons une secrétaire générale, Marie-Christine ROUSSELLE, qui travaille plus sur l’aspect administratif. Il y a deux vice-présidents, Francis PATRY et Jean-Paul RIGAL. J’avais demandé au premier d’être directeur de course pour que je puisse rester à Saintes, puisque j’y ai mon rôle et mes obligations. Il a ainsi géré le départ et la course. Et le second, est responsable de tout ce qui est sécurité.
Mais nous travaillons aussi en commun avec les autres membres. Il n’y a pas de commission bien définie parce que je veux que les gens puissent faire ce qu’ils ont envie quand ils le peuvent. Je n’ai pas d’exigence particulière, je préfère que le plus de gens soient au courant des choses à faire parce que si un jour, il y a quelqu’un, qui pour une raison ou pour une autre, ne peut pas être là, il ne faut pas qu’il y ait un trou au niveau de l’organisation. Et puis, en plus, je suis président, mais ce n’est pas un président tout seul, je vais au-delà des fonctions, car il est bien évident que je ne ferais pas grand-chose sans toute l’équipe qui est derrière moi. A chaque fois, je mets en avant cette chose-là : on est une équipe. Entre nous, on plaisante, on a une équipe qui vit dans la convivialité, et mon rôle principal, c’est qu’il y ait de la cohésion.
 
Avez-vous une idée du temps nécessaire pour organiser cet évènement ?
C’est difficile à évaluer, cela demande énormément de temps, plusieurs mois, mais on n’arrive pas à le chiffrer. Il y a des réunions régulières pour l’ensemble du comité directeur et des présences des après-midi entiers. Depuis des mois, on se retrouvait tous les lundis après-midi avec le groupe. Mais ce n’est pas un cercle fermé, tous ceux qui le voulaient, pouvaient venir.
Pour la sécurité, nous avons eu 4 ou 5 rencontres à la ville de Saintes et au Commissariat de police. Jean-Paul RIGAL, responsable de la sécurité, a visité toutes les gendarmeries du parcours, on héberge les équipes la veille donc il y a la restauration à gérer, il y a tous les courriers à faire et cela dure encore après la course.
On a également dû se rendre plusieurs fois à Saint-Savin, la ville de départ, où nous avons été reçus de manière formidable avec des gens très sérieux et très agréables.
 
Justement, comment déterminez-vous la ville de départ ?
Nous devons tenir compte des autorisations pour emprunter certaines voies. Il ne faut pas oublier que la course, autrefois, partait vraiment de Bordeaux. J’ai connu le départ de la Place des Quinconces et puis petit à petit, nous avons été repoussés dans la banlieue de Bordeaux. La dernière fois que nous sommes partis de Carbon Blanc, c’était en 1994, je crois, et l’année suivante, il nous a été dit que nous ne pouvions plus emprunter telle et telle route, et, au dernier moment, il a fallu trouver une ville de départ et nous étions partis de St André de Cubzac. Par la suite, j’avais un contact avec une personne de Libourne et nous sommes partis 2 années de suite de là-bas. La Mairie souhaitait que l’on change le nom de l’épreuve, ce que j’ai refusé, et nous sommes partis pendant une dizaine d’années de Blaye qui nous avait fait appel. Jusqu’au jour où Blaye a souhaité arrêter, donc nous avons essayé de trouver une autre ville. Après, des travaux routiers nous ont obligé pendant 2 années de suite de ne partir, hélas, que de Charente-Maritime. Ensuite, nous avions trouvé la commune de Braud St Louis et l’an dernier, des représentants de Saint-Savin nous ont dit qu’ils étaient très intéressés, nous avons fait suite à leur demande, et je pense que nous devrions encore y faire le départ l’année prochaine.
 
Nous venons de parler du départ, il nous faut également évoquer l’arrivée qui est grandiose à Saintes …
La ligne droite d’arrivée fait plus d’un kilomètre, donc effectivement, cela fait une très belle ligne droite. Nous passons par l’Avenue Gambetta et le Cours National pour finir, les avenues principales de Saintes, très larges, avec tout le bâti de la ville. En effet, Saintes est une ville très attractive, on dit souvent que c’est la 1ère ville du midi, avec ses constructions en pierres blanches qui donnent au ciel une couleur particulière, qui avait attiré pas mal de peintres au 19ème siècle. Donc, on a ce magnifique Cours National et l’arrivée se fait en montée.
Dans la ville, une première fois, les coureurs descendent le Cours National, c’était d’ailleurs une idée de Jean-Michel ARDOUIN. Quand il nous a proposé cela à l’époque, on n’y était pas très favorables, cela nous paraissait très dangereux, il a tenu bon et il a eu raison. Ce choix n’a plus été remis en cause car c’est très, très, très spectaculaire. Les gens qui voient cette descente du Cours National sont toujours très impressionnés.
 
Avec près de 80 éditions, il s’agit d’une épreuve qui a une riche histoire, et dans ce cas, il est toujours intéressant de regarder dans le rétro… Comment est née l’épreuve ?
L’épreuve, à l’origine, a été voulue par les membres du Vélo Club Saintais en 1933, parce qu’il y avait à Saintes un vélodrome en herbe, comme il y avait beaucoup à l’époque, le terrain appartenait à certains membres du Vélo Club Saintais qui ont demandé à la ville de faire un anneau en ciment, et eux, donnaient le terrain. Pour « étrenner » cet anneau qui allait être tout neuf, ils ont décidé de faire une course, d’où l’idée de faire Bordeaux-Saintes. Mais l’ironie de l’histoire, c’est que la première année, en 1933, le jour de la course, la piste n’était pas terminée et les coureurs sont arrivés sur le Cours National. Ensuite, pendant de très nombreuses années, l’épreuve est arrivée sur le vélodrome avec parfois des formules un peu particulières.
 
C’est-à-dire ?
Par exemple, pendant quelques années, il y avait une arrivée à Pons le matin, et l’après-midi un CLM, entre Pons et le vélodrome de Saintes, en individuel ou par équipe. Sous la présidence de Jean-Michel ARDOUIN, il y a eu une 2ème tentative avec un CLM le samedi et une épreuve en ligne le dimanche. Cela n’a pas convaincu, les directeurs sportifs nous dit que cela n’était plus Bordeaux-Saintes donc nous sommes revenus à l’épreuve classique.
 
Certaines éditions ont également été ouvertes aux professionnels ?
L’épreuve était ouverte aux professionnels dans les années 60. Il y a des années où nous étions en open avec des équipes professionnelles et des amateurs.
 
Parmi les évolutions, dans l’histoire de Bordeaux-Saintes, il y a eu la création de Bordeaux Saintes Cycliste Organisations, comment s’est passée la séparation avec le Vélo Club Saintais ?
La scission s’est faite à la fin de l’année 1997, j’étais président du Vélo Club Saintais à l’époque. Il y avait deux équipes qui ne s’entendaient plus et ceux qui géraient Bordeaux-Saintes voulaient quitter le club. J’avais peur que l’on perde tout et que l’épreuve disparaisse alors j’ai proposé cette solution. L’idée était de créer un club qui ne s’occupe que de Bordeaux-Saintes et je m’étais engagé à ce que ce club ne prenne pas de compétiteur car j’ai considéré qu’il n’y avait pas la place pour 2 clubs de compétiteurs sur la ville de Saintes. Je trouve que ce n’est pas sain, quand, dans un même lieu, il y a 2 clubs pouvant se faire la guerre. J’avais donc pris cet engagement.
D’ailleurs, je tiens à ce que les liens entre les deux soient des liens de sympathie. Le 12 mars, lorsque le protocole de la course d’attente a été terminé, avec Delphine POUVREAULT, la présidente du Vélo Club Saintais, nous avons fait un passage de relais pour bien montrer à tout le monde qu’il n’y a pas de problème entre nous. J’avais demandé à ce que l’on mette leur banderole sur la nôtre devant le podium pendant la course d’attente. Aujourd’hui, avec les problèmes de bénévoles, il faut se soutenir si on ne veut pas voir un certain nombre de choses disparaitre.
 
Cela nous amène à évoquer les dirigeants à la tête de l’organisation, quels sont les principaux ou ceux qui ont marqué l’histoire de l’épreuve ?
Il y a un nom qui ressort, c’est celui de Marcel BERGEREAU, avec son épouse, qui s’appelait Marcelle également. Ils ont été pendant très longtemps les chevilles ouvrières du Vélo Club Saintais, et Marcel BERGEREAU a été le premier président de Bordeaux Saintes Cycliste Organisations, et ce, pendant deux ans.
Jean-Michel ARDOUIN a été un président qui a aussi beaucoup marqué, il est resté 14 ans à la tête de Bordeaux-Saintes, ce qui est très important dans la durée. Dans les années 60, Mr ARDON, concessionnaire à Saintes, était un président qui donnait beaucoup de son temps, il faisait même les réunions dans son garage.
 
Et vous, pouvez-vous nous parler de votre relation avec Bordeaux-Saintes ?
Je suis rentré dans l’organisation, au Vélo Club Saintais donc, à la fin de l’année 70, j’avais 22 ans à l’époque et j’étais secrétaire adjoint. Mon père y était déjà dirigeant, et depuis 4 ans, je vendais les programmes, j’étais déjà proche de l’organisation…
Cette année, c’était mon 47ème Bordeaux-Saintes en tant que dirigeant, le premier étant en 1971. A l’époque, on allait chercher les présidents à l’extérieur, on a eu un vétérinaire, un médecin, … Mais en 1992-1993, on s’est retrouvés sans président, et Marcel BERGERAU m’a dit : « mais pourquoi pas toi ? ». Je n’avais jamais pensé à prendre la présidence et je ne m’y voyais pas. Il m’a dit de réfléchir, j’en ai parlé à mon épouse, et je suis resté 5 ans à la tête du Vélo Club Saintais. Ensuite, dans les années 2000, Marcel BERGEREAU voulait laisser sa place de président de Bordeaux Saintes Cycliste Organisations, j’ai accepté de lui succéder pendant deux ans, et ensuite, c’est Jean-Michel ARDOUIN qui a pris la suite. Et moi, je m’étais bien juré de ne plus jamais prendre la présidence. Mais par rapport aux engagements moraux que j’avais pris vis-à-vis de Jean-Michel, je ne pouvais pas faire autrement. J’ai préféré être fidèle à mes engagements vis-à-vis de lui plutôt qu’à l’engagement envers moi-même.
 
Pour continuer sur l’historique, nous allons aborder le palmarès. Quels sont les plus célèbres coureurs qui sont montés sur le podium, et y a-t-il des compétiteurs qui ont marqué l’épreuve ?
Pour nous, celui qui est le plus célèbre de tous, c’est Raymond POULIDOR, en 1960, il gagnait sa première victoire professionnelle. Une anecdote : il devait aller courir Milan-San Remo la veille de Bordeaux-Saintes, mais il ne savait pas qu’il fallait un passeport et il n’a pas pu traverser la frontière. Son directeur sportif de l’époque lui a dit qu’il y avait une course dans le Sud-Ouest et lui a demandé de venir la faire. Il a gagné en solitaire devant son équipier Pierre BEUFFEUIL, un saintongeais.
Dans les grands vainqueurs, on a également André DARRIGADE en 1951, qui a été champion du monde. On peut citer des gens comme Joseph GROUSSARD en 1965 qui a gagné alors qu’il était à la fin de sa carrière professionnelle, puis on a eu Domingo PERURENA en 1966 qui était un coureur qui a fait de belles performances, en particulier champion d’Espagne sur route. On a eu aussi Gregorio SAN MIGUEL en 1968, qui la même année, a fait 4ème du Tour de France.
Egalement, on a eu Jacques BOSSIS, qui d’ailleurs, a été le premier à gagner, en 1973, sur le Cours National. On a déplacé l’arrivée car on voyait qu’il y avait de moins en moins de monde qui venait sur le vélodrome.
On a également Marc GOMEZ qui a gagné deux fois, en 1979 et 1981, et qui a remporté entre autres, Milan-San Remo. Gérard SIMONNOT, en 1989, qui avait été professionnel auparavant, et lui, qui est producteur de Pineau, a remporté cette année-là son poids en Pineau.
Pour se rapprocher un peu de nous, Christophe AGNOLUTTO, qui par la suite a remporté le Tour de Suisse, Gatis SMUKULIS et  Adrien PETIT qui sont professionnels actuellement.
 
Avez-vous en tête une ou plusieurs éditions qui auraient été plus mémorables que d’autres ?
On a une année où les coureurs ont dû faire face à une averse de grêle, c’était tombé fort, et il y avait un beau tapis. Une autre année, il y avait eu une grosse chute avec environ 40 coureurs, et le président de jury a arrêté l’épreuve le temps que tout le monde se relève. Une autre fois, on a retrouvé un coureur dans un canal…
Je me souviens aussi en 1967, nous avions eu un petit drame, sur le vélodrome, c’est Francis CAMPANER qui gagne au sprint devant Raymond RIOTTE. Ce dernier avait « sucé la roue » du premier pendant de nombreux kilomètres, et en arrivant sur le vélodrome, CAMPANER, voyant qu’il allait être battu par RIOTTE, qui s’était économisé, a quitté sa ligne et les commissaires l’ont déclassé. Alors que la veille, RIOTTE avait passé la nuit chez CAMPANER qui l’avait hébergé !
 
Après le passé, l’avenir… L’année prochaine, ce sera la 80ème édition, avez-vous l’intention de nous préparer quelques petites surprises ?
On va y réfléchir fortement. Déjà, nous avons demandé à être manche d’une Coupe de France des DN1, j’espère que la fédération saura se souvenir que quand elle nous a sollicités, on a répondu favorablement… Par ailleurs, je voudrais impliquer les commerçants de Saintes pour qu’ils décorent les vitrines quitte à leur prêter bien sûr des photos, du matériel, … Je pense qu’on aura d’autres idées. Au niveau des voitures, qui nous ont été prêtées par le garage Toyota cette année, le responsable a fait un gros effort au niveau de la décoration, et je pense que nous ferons pas mal de choses encore l’an prochain. La ville de Saintes est également sensibilisée sur cet anniversaire et nous allons voire tous ensemble ce que nous pourrons faire pour mettre en valeur cette 80ème édition.
 
Vous venez de nous mentionner deux de vos partenaires, pouvez-vous nous citer vos principaux soutiens ?
Nous avons des partenaires publics et des partenaires privés. En partenaire public, le principal est la ville de Saintes qui a toujours été partenaire, non seulement sur le plan financier, mais également pour la fourniture de matériel, ou la mise à disposition des personnels techniques. Il y a ensuite le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine. Notre épreuve a d’ailleurs toute sa place dans cette nouvelle région, et nos conseillers régionaux sont des gens qui s’occupent bien de nous. Il y a aussi la ville de Saint-Savin, il y eu un très bel investissement de leur part et ce sont des gens qu’on a eu plaisir à aller voir et à rencontrer. Le Maire et deux de ses conseillers se sont déplacés à Saintes pour la présentation de l’épreuve, et le jour de l’épreuve, ils étaient avec nous sur le podium. Ce sont des personnes qui ont fait un énorme travail sur Saint-Savin.
Chez les partenaires privés, nous avons « Les Mousquetaires », avec à Saintes, deux magasins Intermarché, deux Netto, un Bricomarché, et un restaurant Poivre Rouge, l’ensemble de ces magasins constitue notre principal partenaire privé. Nous avons également le Crédit Mutuel, avec une aide financière mais qui nous fournit aussi du matériel tel que des gobelets, nappes, … Nous avons Groupama, Toyota pour les véhicules, qui a fait un gros effort, et on avait d’ailleurs fait la présentation dans ses locaux. Nous avons Mc Donald’s avec les 2 restaurants de Saintes, et un soutien un peu particulier, le studio photo Souchon, qui consiste à prendre en compte la fabrication du programme, des flyers, et des affiches. Il nous fait du très bon travail avec des couleurs qui permettent de bien mettre en valeur notre organisation.
Puisque je parle de « mise en valeur », cette année, nous étions très satisfaits de l’impact dans la presse, le Sud-Ouest en particulier, on a eu beaucoup d’articles avant et après.
 
En attendant le prochain Bordeaux-Saintes, vous organiserez d’autres épreuves dans l’année, pouvez-vous nous en dire un mot ?
Cet été, nous aurons la Marcel BERGEREAU, qui sera cette année la 10ème édition. Lorsque Marcel est décédé, on s’est dit que l’on ne pouvait pas faire autrement que de marquer le coup, et nous avons décidé de créer cette épreuve. Et ensuite, Authon-Ebéon, qui se déroulera quelques jours plus tard, une épreuve qui est organisée depuis de très nombreuses années.
Puis nous organisons, dans le cadre du Téléthon, une randonnée, depuis quelques années maintenant. Nous sommes en train de réfléchir au fait de ne pas maintenir cette randonnée à la date du Téléthon, et de l’avancer à septembre, comme cela est possible désormais. Début décembre, je pense que cela décourage un certain nombre de gens. Nous faisons cette randonnée pour recueillir des fonds et les inscriptions perçues sont intégralement reversées aux associations qui s’occupent du Téléthon.
 
C’est important d’en parler, on sent que cela vous tient à cœur …
On essaie toujours de faire en sorte de ne pas être fermé, et de s’ouvrir sur des causes humanitaires. En dehors du Téléthon, pendant plusieurs années, nous emmenions des personnes handicapées sur Bordeaux-Saintes.
Cette année, nous avons fait un partenariat avec une association qui s’appelle « Etoil’Clown », qui finance des prestations de clowns dans les hôpitaux, en particulier, à destination des jeunes enfants. On leur a consacré une demi-page sur notre programme, et on leur a laissé la distribution de ces programmes, qui ne sont pas vendus, mais les spectateurs peuvent donner ce qu’ils veulent. Ils ont ainsi gardé les sommes récoltées, et nous avons fait des annonces sur le podium protocolaire pour bien expliquer le fonctionnement.
 
Pour terminer, avez-vous un projet particulier ou un rêve concernant Bordeaux-Saintes ?
Il est certain que, parfois, on rêve de repartir de Bordeaux. C’est aussi le grand rêve du Maire de Saintes, mais malheureusement, cela ne semble plus possible aujourd’hui. Aussi, je verrai bien Bordeaux-Saintes rentrer dans les rangs professionnels et devenir une Coupe de France Pro, mais à mon avis, je ne serai pas suivi là-dessus.
 

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