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Philippe FOUSSARD

Votre club organise les Championnats Régionaux Minimes et Cadets au Breuil-Mingot à Poitiers le dimanche 11 juin prochain, pouvez-vous nous présenter en quelques mots cet évènement ?
Oui, en effet, le Comité Régional de Cyclisme a décidé d'attribuer les prochains Championnats Régionaux de Cyclisme sur Route Minimes et Cadets à l’UV Poitiers.
L'an dernier, en 2016, nous avions déjà organisé cet évènement pour les Juniors. Notre club va donc donner encore une fois, de son énergie. L'épreuve se déroulera au Breuil-Mingot, quartier Ouest de Poitiers, en collaboration avec l'association locale "Les toujours Jeunes", présidé par Raymond MOREAU, et la Mairie de Poitiers. Au programme des festivités, un chrono le matin et une course sur un circuit de 7,600 km l’après-midi.
 
Qu’est-ce qui a amené votre club à se porter candidat pour cette organisation ?
La volonté d'être présent sur des belles épreuves, notamment celles qui permettent de sortir des coureurs ayant le profil de futurs-champions.
 
Vous aviez organisé l’an dernier le Championnat Régional des juniors sur ce parcours. Pour ceux qui n’étaient pas présents, pouvez-vous nous parler du circuit ?
Il y aura 4 tours de 7,600 km pour les minimes et 9 tours pour les cadets. Le vainqueur sera forcément un coureur qui saura allier puissance et intelligence de course car le parcours est très usant. Et il peut aussi être venteux sur certaines portions clés.
L'an dernier, Valentin FERRON avait remporté le titre chez les Juniors sur ce même circuit et je peux vous assurer qu'il avait vraiment souffert au milieu d'un très beau plateau de coureurs.
 
Parmi les jeunes de votre club, sentez-vous une motivation particulière de leur part et quels sont ceux que vous espérez voir briller ?
Oui, cette année, nous avons une belle équipe de cadets, très homogène. Deux d'entre eux sont régulièrement sélectionnés dans la Team Poitou Cadet depuis le début de saison. Un troisième est également en train de frapper à la porte de cette sélection. Mais surtout, 3 autres ont une belle marge de progression et sont en pleins progrès. Ils commencent à faire des places sur certaines courses. Ils règnent, chez nos cadets, une très bonne ambiance et celle-ci est d'ailleurs stimulée par leur entraineur, David FERRON. Cependant, lors des entrainements, il ne leur fait aucun cadeau. Il est très attentif, surtout, à l'attitude et l'envie qu'ils doivent dégager. Des garçons comme Clément THOMAS, Victor DANTON ou Emmanuel BELLIN ne seront pas loin de la victoire, je le pense vraiment.
 
Au niveau organisation, depuis combien de temps travaillez-vous sur cette manifestation et quelles ont été vos principales difficultés ?  
Nous avons commencé à nous projeter depuis décembre dernier à peu près. Pour l'instant, nous n’avons pas de difficulté particulière car nous travaillons en concertation avec le comité Régional. Ces conditions de travail sont très faciles.
 
Au niveau dispositif, combien de bénévoles seront présents pour cette journée ?
Nous aurons une trentaine de bénévoles présents pour cette journée. Nous collaborons avec l'association "Les toujours Jeunes" et son président, Raymond MOREAU. A une époque, nous organisions deux épreuves de cyclo-cross avec lui au Breuil-Mingot. Avec les constructions, nous ne pouvions plus organiser de cyclo-cross, mais l’an dernier, nous avions échangé pour essayer de faire une course sur route. Nous avions ainsi organisé le Championnat Régional Juniors et cette année, donc, celui des minimes et des cadets. Ils nous fournissent l’ensemble des signaleurs nécessaires, plus d’une quinzaine, ce qui est très important pour nous. Cela fait notre bonheur car c’est un peu notre point faible. Du club, nous aurons une dizaine de bénévoles qui pourront œuvrer ce jour-là. Cela n’a pas été simple car nous avons des personnes qui vont également aller encadrer sur une course par étapes, le Tour du Boischaut. Nous nous y étions engagés et nous tenions à respecter nos engagements.
 
L’UV Poitiers a été créé en 1941, le club a donc une longue l’histoire. En quelques mots, quelles sont les dates clés ou les principales évolutions qu’il a connues ?
L'UVP a été créée en 1941 pendant la seconde guerre mondiale. A l'origine, deux anciens clubs de Poitiers, le Cycle Amicale Poitevin et le Vélo Club Poitevin, ont décidé de fusionner pour devenir l'Union Vélocipédique Poitevine.
Depuis, presque 8 décennies se sont écoulées, avec des périodes fastes et d'autres, un peu moins... Nous avons compté dans nos rangs de très bons coureurs, tels que Guy LAFOND, Michel GRAIN, Thierry GAULT, Thierry BARRAULT, Claude PERROTIN, la famille CURRIT, Michel AIGRET, et plus récemment, Médéric CLAIN et Valentin FERRON. 76 ans après sa création, l’UVP peut être fier de son passé et je crois qu'aujourd’hui, notre association ne s'est jamais aussi bien portée. Depuis 4 ans, nous sommes dans une bonne période, c'est vrai, mais c'est un combat de tous les jours.
 
Justement, au niveau du nombre de licenciés, vous étiez entre 90 et 100 licenciés. Depuis l’an dernier, cela a encore augmenté pour passer la barre des 110, comment expliquez-vous cette réussite ?
En 2013, nous avons changé radicalement de politique et décidé d'investir notre énergie sur les jeunes, des pré-licenciés aux juniors. Nous sommes allés aux 4 coins de la France pour leur proposer des courses de haut niveau afin qu'ils s'affirment et progressent. Et les résultats ont vite été là … Il y a 4 ans, nous avions une équipe Cadet redoutable qui raflait presque toutes les courses de la région. Au moins 5 coureurs de cette équipe avaient remporté des victoires au cours de la saison, c'était impressionnant. Des spectateurs, pourtant extérieurs au monde du cyclisme, faisaient le déplacement pour les voir car ils en avaient entendus parlés !
Depuis, Valentin FERRON, par exemple,  est parti à Vendée U Pays de la Loire après avoir raflé plus de 80 victoires pour le club. Des garçons comme Clément BRAUD, notre spécialiste de la Piste, s'est déplacé sur des épreuves Internationales.  Il a remporté aussi l'Omnium de Bourges dans la catégorie des Juniors. Baptiste TRICHOT, est devenu quant à lui, spécialiste du Cyclo-cross. A la sortie des Cadets, il a obtenu une quinzaine de victoires en Juniors et je ne compte plus les podiums. Valentin COITEUX, enfin, est désormais en Espoir, et commence à montrer le bout de son museau, où il obtient régulièrement de belles places d'honneur sur les courses régionales sur route.
 
Pour entretenir cette dynamique, comment travaillez-vous et quelles sont les principales activités de votre club ?
Déjà, nos éducateurs, je le répète, se plient en 4 pour nos licenciés. Tout d'abord, il y a des séances le mercredi entre 14h et 18h, c'est variable en fonction des disponibilités de nos entraineurs. Nous organisons deux créneaux différents, un pour les minimes avec André POUVREAU, et un autre pour les cadets avec David FERRON. D'ailleurs, dès que le temps le permet, la piste du vélodrome de Poitiers est réservée pour les séances spécifiques.
Le mercredi soir, de 18h à 20h, il y a une sortie collective destinée aux Juniors et séniors. Pendant la période hivernale, cet entrainement collectif est décalé le samedi après-midi entre 13h30 et 17h00.
Ensuite, le créneau de l'école de vélo est ouvert le samedi matin entre 9h45 et 12h00 sous la direction de Stéphane PUYGRENIER. C'est un "temps fort" de la semaine puisqu'elle rassemble près d'une quarantaine de nos plus jeunes licenciés.
Luc TRICHOT, André POUVREAU, Jacky CHAZAUD, Thierry GUYON, Jean-Claude GAGNOL, et Hervé DROMAIN, entre autres, font un travail formidable.
Nos enfants, travaillent en priorité la maitrise des différents espaces, pelouse, piste et route, puis l'équilibre, la propulsion, et la circulation en groupe.  Les beaux jours arrivent et on va tâcher de les initier à la maitrise des gestes simples de la mécanique.
 
Avec les plus jeunes, vous semblez être plus orientés sur la découverte du cyclisme que la compétition ?
C'est vrai que l'on n’insiste pas vraiment sur l'aspect de la compétition. Ils auront tout le temps pour ça à partir de la catégorie Cadet. L’essentiel pour le moment, c’est le côté éducatif, l'agilité, l'adresse et les valeurs sportives.
Parfois, même, on invite les parents à venir s'entrainer avec leur enfant le samedi matin, et je peux vous dire, qu'on rigole bien ! Ils s'aperçoivent que l'agilité sur le "vélo", ça se travaille !
 
Organisez-vous également des stages ?
Oui, régulièrement. Pendant les vacances scolaires, des stages sont organisés sur plusieurs jours de la semaine. Lors des vacances de février, comme tous les ans, un stage en Espagne a été mis en place pour nos juniors, séniors et 2 de nos cadets.
 
Au final, cela représente beaucoup d'activités ...
Oui, vous aurez bien compris qu'on ne s'ennuie jamais à l'UVP ! Mais on s’aperçoit que le public qui s'intéresse à notre club n'appartient pas forcément au monde du cyclisme. Ils viennent, à travers notre communication, essayer notre école de vélo, et puis ils restent.
 
On voit vos couleurs sur des compétitions de différentes disciplines, est-ce une volonté de votre club de proposer une « offre multi-activités » ?
Oui, c'est toujours bien d'être présent sur des disciplines comme la route, bien sûr, mais aussi le cyclo-cross et le VTT. Mais ce sont surtout les coureurs qui nous sollicitent pour développer leurs qualités et optimiser leurs envies.
 
Cette réussite est également due au travail des bénévoles, combien êtes-vous ?
Nous sommes une très petite équipe, composée à 90% de personnes qui ont un métier. Je ne les remercierai jamais assez pour la qualité de leur travail. Cela prend beaucoup de temps et d'énergie. Ils sont vraiment passionnés par notre sport. De toute manière, il le faut, sinon, on baisserait vite les bras car les critiques ne sont jamais bien loin. Mais bon, notre phrase récurrente, c'est « On avance !! ».
 
Quelles sont les principales tâches et comment sont répartis les rôles au niveau administratif, puisque vous nous avez déjà parlé des éducateurs ?
Nos tâches sont très variées. Notre équipe a des fonctions d'organisateurs, de gestionnaires de stocks et de comptes, d'éducateurs, d'entraineurs et parfois même, de confidents.
Au niveau des rôles, Jérôme TESSIER s’occupe des dossiers administratifs et des demandes de subventions. Valérie PUYGRENIER a en charge la trésorerie en coopération avec Jérôme. David FERRON manage tout ce qui est communication : service presse, résultats sur Facebook et Twitter, … Stéphane PUYGRENIER gère l’école de vélo, les équipements, les plannings des éducateurs, … Cyril HIVERT est chargé du secrétariat et il s’occupe des grands avec moi. Pour ma part, je gère tout ce qui est partenariat et publicité.
 
Pour faire connaitre vos activités, avez-vous recours à des actions de promotion ?
Nous avons développé, depuis 4 ans, notre visibilité grâce à un service de communication, dirigé de façon rigoureuse, par David FERRON et Stéphane PUYGRENIER. Le but est de parler et de mettre en valeur tous nos coureurs, des plus petits jusqu'aux plus grands, mais aussi nos dirigeants, nos éducateurs et nos bénévoles. Notre page Facebook et notre site Internet permettent aussi d'être réactif sur les résultats de chacun. Je crois que cette volonté de mettre en valeur nos licenciés a donné envie à beaucoup de venir à l’UV Poitiers.
Pour faire exister certaines actions de promotion, des dossiers administratifs très complexes sont également gérés et mis en place de façon parfaite par Jérôme TESSIER. Cela nous a permis de prendre certaines dispositions quant au renfort des écoles de vélo et des entraînements des cadets, juniors et Seniors, avec les arrivées de Thomas BONNET, international Espoir en VTT et Cyclo-cross, et de Médéric CLAIN, ancien coureur professionnel, dans la section « Formations ». En assistant toute notre équipe d’entraîneurs et d’éducateurs, ces deux «Champions» renforcent ainsi notre politique de formation et nos structures sportives, et nous le faisons savoir !
 
Quels sont les projets du club dans les années à venir ?
Le projet qui me tient à cœur, car cela fait 3 ans que je galère, c’est d’avoir nos propres locaux. C’est maintenant en bonne voie, on devrait nous faire une plate-forme pour mettre un algeco de 20 m² au vélodrome de Poitiers. Cela sera aussi notre siège social. Il n’y avait pas de finance pour réaliser une construction donc nous avons décidé d’aller vers cette solution. Actuellement, nous faisons tous nos créneaux écoles de vélo le samedi matin au vélodrome, et lors de la rentrée au mois de septembre, pour les signatures des demandes de licence, nous sommes contraints d’accueillir les parents dans les vestiaires et les toilettes. Il n’y a pas de bureau et c’est inadmissible de recevoir les adhérents dans ces conditions.
Nous aurons donc un bureau avec ordinateur, photocopieur, et une cuisine aménagée car chez nous, les réunions se terminent toujours par un repas.
 
Pour mieux comprendre l’ampleur du travail à réaliser pour s’occuper d’un club comme le vôtre, pourriez-vous nous donner, approximativement, le budget annuel  et le temps dédié à sa gestion ?
Enormément de temps, c’est impossible à comptabiliser. Mais ce qui est sûr, c'est que nous investissons énormément d’énergie, et ce, quotidiennement et tout au long de l'année. Ce qui est sûr, c’est que toutes les personnes, quel que soit leur « savoir-faire », sont les bienvenues et seront accueillies à bras ouverts. Nous avons besoin de gens qui veulent faire bouger les choses et qui nous amènent de nouvelles idées. Pour ce qui est du budget, nous sommes aux alentours des 70 000 €.
 
On va parler un peu de vous, comment êtes-vous arrivé dans le milieu du cyclisme ?
Pour l’anecdote, mon grand-père, que je n’ai jamais connu, est décédé sur une course, ça doit être le destin. Il avait été champion du Poitou-Charentes en cyclo-cross durant 4 années de suite. Pour ma part j’ai commencé à Naintré. J’y ai fait 6 années en tant que minime, cadet, puis junior. A l’âge de 18 ans, je suis parti pour des raisons professionnelles, et j’ai arrêté le vélo pendant 10 ans. J’ai repris alors que j’avais 30 ans, suite à un pari pour lequel j’avais dit que je m’engagerai à Saulgé le 15 août. Ce sont des souvenirs qui restent… Donc après 10 années, je me suis remis à l’entrainement pendant 2 mois, et surpris, j’ai réussi à faire 10ème à cette épreuve. Du coup, je n’ai pas lâché ensuite ! Peu de temps après, je me suis retrouvé en National.

Dates du club
à retenir

11 juin
Championnats Régionaux Minimes/Cadets au Breuil-Mingot
 
01 juillet
Tour SAGA du Haut Poitou (2-3-J-PC Open)
 
05 juillet
Nocturne SAGA de la Ville de Poitiers (1-2-3-J-PC Open et PC Open-PC)
 
08 juillet
Vouneuil/ Biard (3-J-PC Open)
 
02 septembre
Ecole de Vélo face au vélodrome
 
07 Octobre
Cyclo-cross de Vouneuil/ Biard
 
25 novembre
Assemblée Générale
 
16 décembre
Cyclo-cross de Poitiers au vélodrome

Lorsque vous avez repris le cyclisme, aviez-vous intégré l’UV Poitiers immédiatement et comment en êtes-vous devenu le président ?
Je pensais reprendre à Naintré mais Jean CURRIT est venu me voir pour que je prenne ma licence à l’UVP. Pour ce qui est de la présidence, d’abord, je suis arrivé dans le bureau pour m’occuper du bal et cela a très bien marché pendant 6 ans. J’ai été obligé de laisser un petit peu de côté car j’ai été amené à avoir des déplacements réguliers. Plus tard, Jacques DESCHEEMAEKERE, qui était trésorier depuis plus de 40 ans, était venu me voir en me disant que le club allait à la catastrophe au niveau financier. Lors de l’assemblée générale, ils m’ont dit qu’ils ne voyaient que moi pour prendre la suite. J’ai été mis devant le fait accompli et je me suis dit pourquoi pas. C’était en 1999, cela fera 20 ans l’an prochain, et nous avons réussi à restructurer le club avec des jeunes.
 
Vous êtes parti pour battre des records de longévité …
Au niveau du club, c’est fait déjà car personne n’avait tenu plus de 10 ans, je crois. Aujourd’hui, je voudrais bien laisser la main, mais il n’y a pas beaucoup d’amateurs. Mais cela me fait plaisir de continuer car on s’entend bien, et chacun a son « rayon ». A mon avis, c’est ce qui fait notre force.
 
Vous parvenez tout de même à trouver un peu de temps pour continuer à courir. Vous auriez du mal à vous en passer ?
Je pense que je ne peux pas m’en passer non ! Pourtant les résultats ne vont pas fort car je m’entraine de moins en moins. Souvent, je n’ai fait aucun entrainement la semaine mais je vais sur les compétitions pour le plaisir de se retrouver. Et finalement, je ne suis pas si ridicule que ça quand même !
 

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