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Bernard PÉRILLAUD

Vous avez organisé le Championnat GSO Dames à St Front le 08 mai dernier. Pour rappel, cette épreuve était support des Championnats Régionaux pour les féminines. Comment cela s’est déroulé globalement ?
Cela s’est bien déroulé avec un nombre de minimes et cadettes assez important, et un nombre de juniors et seniors un peu restreint.
Il faudrait que les filles essaient de profiter un peu plus des courses qui leur sont réservées, mais il est vrai que notre épreuve avait lieu durant un grand week-end avec pas mal de courses qui se chevauchaient.
 
Pourriez-vous nous préciser le nombre de participantes ?
Nous avions près de 50 concurrentes en minimes et cadettes et un peu plus d’une vingtaine chez les juniors et seniors.
 
Et au niveau qualitatif, vous aviez tout de même quelques « têtes d’affiche » ?
Nous avions notamment les filles de la DN17 Poitou-Charentes, avec par exemple, Mélodie LESUEUR, Marjolaine BAZIN, ou encore Sophie ALMEIDA. Et puis, il y avait aussi une représentante de l’équipe UCI Poitou-Charentes Futuroscope-86 en la personne de Victorie GUILMAN. Tous les ans, nous avons au moins une sociétaire de l’équipe UCI, et tous les ans c’est celle qui gagne, comme cela a été encore le cas cette année avec Victorie !
 
Les spectateurs ont-ils assisté à des épreuves animées ?
Effectivement, nous avons assisté à de belles courses avec de beaux vainqueurs. Notre circuit de St Front est un circuit dur et les épreuves ont été rendues encore plus difficiles avec un vent important présent toute la journée. On peut dire que ce circuit difficile a fait la course et que la hiérarchie a été respectée.
 
Vous nous expliquez que le circuit est difficile, a-t-il été apprécié par les compétitrices ?
Tout à fait. Plusieurs d’entre elles sont venues me dire qu’elles étaient contentes car pour une fois elles avaient un circuit dur. Elles m’ont expliqué qu’on veut toujours leur mettre des circuits plats parce qu’elles sont des filles. Or, elles veulent avoir des circuits comme tout le monde, des circuits durs, variés, … 
 
En plus des épreuves Minimes/Cadettes et Juniors/Seniors, vous avez pour habitude d’organiser une course Pupilles/Benjamines en lever de rideau à St Front. Cela se fait très peu, voire pas, comment vous est venu l’idée et est-ce que cela fonctionne ?
On voulait vraiment que cette épreuve soit la fête du cyclisme féminin. On s’était rendus compte que dans les Ecoles de Vélo, il y avait pas mal de féminines, d’où notre idée de faire une épreuve pour les plus jeunes (9/10 et 11/12 ans).
Mais cette année, nous sommes tombés sur un week-end avec des manches du Challenge Régional des Ecoles de Vélo donc nous avions peu de participantes. Les autres années, nous avions environ 10 à 15 participantes.
 
Même s’il y avait un peu moins de monde, souhaitez-vous pérenniser cette journée dédiée au cyclisme féminin ?
Nous allons essayer. La Municipalité est partante même s’il y a des doutes, à l’heure actuelle, au niveau des aides possibles. Mais notre volonté est de maintenir ces épreuves féminines à Saint Front.
 
D'ailleurs, comment est née cette journée à Saint Front ?
Ces courses ont été mises en place dans le cadre du développement du cyclisme féminin en Charente. Il n’y avait pas de course féminine et nous souhaitions faire courir nos féminines. Nous avons lancé ce projet en se disant que s’il y avait un déficit, nous l’absorberions au niveau du club, au moins lors des 2-3 premières années. Nous avons fêté cette année la 7ème édition de notre « Ladies Cycliste Charentaise » et maintenant, la Mairie est autonome au niveau financier.
 
Parlons un peu de votre club, on sent qu’il y une vraie dynamique au niveau des jeunes et que vous accordez de l’importance à la formation ?
La formation, c’est la base de notre club. L’idée est que tous ceux qui ont envie de faire du vélo puissent en faire, et que ce ne soit pas une question financière qui bloque.
Nous avons mis en place des petites choses au niveau du club afin de réduire les coûts de la pratique. Nous louons des vélos aux nouveaux pour éviter un achat immédiat. Pour cela, nous avons un parc d’environ 100 vélos : route, VTT, cyclo-cross, piste.
Il y a quelques années, les enfants arrivaient avec des vieux vélos, et nous passions la moitié du temps à faire de la mécanique, donc on s’y retrouve.
 
Ensuite, lors de l’achat du premier vélo, nous aidons la famille sur le choix et nous les soutenons financièrement également, à hauteur de 100 € environ.
En début d’année, nous avons toujours 2 ou 3 jeunes qui souhaitent acheter un vélo. Nous faisons un regroupement ce qui nous permet de négocier les prix chez un marchand. Entre la négociation des tarifs, et notre aide, cela représente une économie de 30 à 35 % pour les parents.
 
Vos résultats chez les jeunes et le taux de fidélisation de vos pratiquants sont très certainement liés au fait que vous avez une solide équipe d’encadrants ?
Nous avons mis en place un système « d’aide participative » de tout le monde. Lorsqu’un jeune arrive, on explique aux parents que nous avons besoin de monde, et que s’ils nous aident, on prendra en charge une partie de la licence l’année suivante. Ceux qui ne veulent pas aider, ils paieront la totalité.
On s’aperçoit qu’il y a ainsi pas mal de parents qui aident et qui réduisent ainsi le coût global de la pratique de leurs enfants.
Dans le « contrat », on propose l’encadrement de l’Ecole de Vélo, la participation aux 3 grandes réunions du club, la participation aux courses, et l’aide aux organisations d’épreuves. Cela donne un pourcentage, et on rembourse la licence selon le taux de participation.
Ceux qui ont participé à tout auront la licence remboursée complètement l’année suivante, les autres ont un remboursement en fonction de leur investissement.
 
C’est une idée originale, quels sont les principaux atouts de cette politique ?
On se rend compte que tout le monde participe à la vie du club. Nous avons du monde aux réunions, lorsque nous faisons une action comme la vente de calendriers, tout le monde joue le jeu. Globalement, cela se finance, et on s’aperçoit que nous parvenons à fidéliser les gens. Nous avons un turnover de 18-20% alors que la moyenne se situe plutôt à 33%.
Cela permet d’éviter le système « garderie ». En effet, les parents qui viennent uniquement pour faire garder leurs enfants, ne restent pas au club.
Enfin, ceux qui aident, se rendent compte du travail qu’il y a à faire et comprennent mieux le club.
 
Vous semblez savoir motiver les gens de votre club à devenir arbitre également ?
C’est vrai que nous avons 6 arbitres actifs au sein du club. Lorsque l’on est persuadé qu’avoir un arbitre c’est bien, le mot passe plus facilement. Les arbitres dans un club sont très importants car ils vont officier à l’extérieur. Ils se rendent ainsi compte des bonnes choses à mettre en place et des mauvaises choses à ne pas faire. C’est vraiment un plus pour ses propres organisations.
 
Vous avez des coureurs qui appartiennent à Océane Top16, équipe portée par votre Comité Départemental et qui évolue en Division Nationale1. Cela donne-t-il une motivation supplémentaire aux jeunes et aux encadrants ?
Tout à fait. Avant le Top16, dès que nous avions des minimes et cadets qui gagnaient des courses, d’autres clubs venaient les chercher pour l’année suivante. Maintenant, on parvient à garder nos meilleurs jeunes parce qu’ils voient qu’il y a quelque chose qui peut leur être proposé. C’est pour cela que le Top16 est très important, et puis c’est aussi une belle image.
 
Depuis l’an dernier, il y aussi un système de parrainage. Chaque coureur du Top16 à un filleul dans son club, lorsque cela est possible, et les coureurs sont amenés à être en contact avec le jeune tout au long de la saison. Les jeunes apprécient beaucoup cela.
 
Concrètement, quelles sont les actions réalisées ?
Ils échangent sur leurs courses (résultats, chutes) avec des moyens très faciles aujourd’hui, ce qui fait qu’il y a une complicité entre les deux.
Cette année, lors du Critérium des 2 Vallées, chaque filleul a pu suivre l’épreuve dans la voiture du club de son parrain. Cela sera de nouveau mis en place lors de notre épreuve Elite à Chasseneuil en septembre. Lors de la balade du Top16, les jeunes pourront rouler avec les coureurs du Top16. On sent que cela évolue bien et que cela plait.
 
Nous parlions de votre dynamique chez les jeunes mais nous avons constaté qu’au niveau des organisations d’épreuves, vous avez également progressé, avec une dizaine de courses supplémentaires. Quand on connait les difficultés actuelles, qu’elles soient administratives ou financières, on aimerait savoir comment vous avez procédé ?
Depuis 7 ou 8 ans, on perdait 1 épreuve de temps en temps et nous n’allions pas en chercher de nouvelle pour la remplacer car globalement nos épreuves sont assez fidèles.
Et puis, j’ai décidé de faire un flyer pour l’envoyer dans les mairies en expliquant que le cyclisme peut amener une journée de fête à moindre coût pour une commune.
Contrairement à ce que l’on peut croire, des épreuves cyclistes ne sont pas chères dans une animation et cela tient presque tout un après-midi. Mais il faut en être convaincu si on veut que cela marche. Dans le flyer, on leur proposait également de les rencontrer pour leur expliquer comment minimiser les coûts.
 
Et cela a fonctionné ?
Nous avions prévu 3 vagues d’envois, avec à chaque fois, 20 communes différentes ciblées. Et dès la 1ère vague d’envoi, nous avons reçu 5 réponses positives de communes sur les 20. Nous avons donc arrêté car nous ne voulions pas nous laisser déborder.
Nous sommes allés les rencontrer et nous leur avons expliqué la manière de financer les courses.
Si la Mairie ne souhaite pas se compliquer la tâche, elle paie tout. Pour les autres, nous savons que chaque Mairie a des fournisseurs, elle demande à chacun de ses fournisseurs s’il peut l’aider financièrement et on se retrouve avec des épreuves financées entièrement par les fournisseurs.
Nous les aidons à réaliser les démarches financières, et le club gère tout ce qui est mécénat. Nous avons déjà 2/3 communes qui ont des excédents qui pourront servir pour les années suivantes.
Votre club s’y retrouve également ?
En tant que club, nous ne proposons pas une seule organisation gratuite. Nous faisons payer un service, par contre, il faut que ce service soit de qualité. Tout le monde est gagnant puisque nous, nous gagnons un peu d’argent, et les communes se retrouvent à avoir des animations gratuites ou à moindre coût.
 
Votre méthode semble très bien fonctionner, cela pourrait intéresser pas mal de clubs !
Effectivement, cela semble fonctionner et si je peux en faire profiter quelques clubs, pourquoi pas. Je suis prêt à aller les voir, sans souci.
 
Le mot de la fin, si vous deviez décrire votre club ?
Je dirais que la base de notre club est de faire quelque chose pour les jeunes jusqu’aux Elites. On essaie de faire pour tous, que ce soit sur la route ou en cyclo-cross. Nous commençons aussi à travailler dans le domaine du VTT, notamment en promotionnel, mais cela reste encore à développer.

Dates du club
à retenir

21 mai
École de Vélo à Coulgens
29 mai
Trophée Régional des Écoles de Vélo à La Rochefoucauld
25 juin
École de Vélo à Éuras
23 juillet
Roussines (3-J-PC Open et PC Open-PC)
27 août
Yvrac et Malleyrand (3-J-PC Open et PC Open-PC)
28 août
Rouzède (Minimes/Cadets/Benjamins/Pupilles)
24 septembre
Chasseneuil (randonnée)
25 septembre
Chasseneuil (Élite Nationale)

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