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Victorie GUILMAN - 2ème espoir Dames

L’avant - course…
Comment as-tu préparé ces Championnats de France, et y a-t-il une approche particulière par rapport aux autres épreuves ?
J’ai préparé ces championnats de France chez moi, sur mes routes d’entrainements, en faisant des exercices en bosses. Je n’ai pas eu une approche particulière si ce n’est plus de motivation à m’entrainer.
 
La course…
Peux-tu nous parler de ta course et nous expliquer comment cela s’est déroulé ?
Les hostilités ont vite commencé avec l’attaque de ma coéquipière Roxane FOURNIER dès la première bosse. Mon équipe Poitou-Charentes Futuroscope 86 était très bien représentée à l’avant avec 3 filles sur 7. Je ne devais donc pas bouger et contrôler les attaques. C’est au 2e tour avec l’attaque de Marjolaine que je sors en contre avec Lena GERAULT (Rhône-Alpes) et Séverine ERAUD. L’entente était plutôt bonne ce qui nous a permis de rentrer sur l’échappée au 4e tour. En surnombre avec 5 filles de l’équipe à l’avant, c’est principalement nous qui faisions vivre l’échappée jusqu’au nouveau passage de la côte des 4 sapins où l’on perdra des éléments. Pendant ce temps dans le groupe des favorites derrière, ce n’était donc pas à nos leaders Aude BIANNIC et Amélie RIVAT de rouler.
Puis la mi-course passée, on se fera rejoindre par Elise DELZENNE. Le tour suivant elle partira seule dans la descente avec une cassure faite par Marjolaine BAZIN. Personne n’ira reboucher le trou. Puis c’est Marjolaine qui attaque et personne n’ira non plus. A deux tours de l’arrivée on se fera reprendre par le peloton. Et dans le dernier tour, dans la côte des 4 sapins avec les attaques des leaders je lâche avec Lena, on fera la montée ensemble mais au sommet elle prend quelques mètres et je ne pourrais jamais les boucher. Elle réussi à rejoindre le groupe de tête, pour ma part j’engage la poursuite seule.
 
La boite…
A quoi pense-t-on lors du protocole lorsque l’on est sur le podium d’un Championnat de France ?
Quand j’étais sur le podium, j’étais vraiment déçue, je ne pensais à rien du tout…
 
L’image…
Si tu ne devais retenir qu’une image de ces championnats, qu’est-ce que tu garderais en tête ?
Si je devais garder une seule image de ces championnats ce serait le moment où je lâche de la roue de Lena. Il ne m’a rien manqué du tout, c’était plus dans la tête. C’est à ce moment que la course bascule pour moi et que tout c’est joué.
 
Une personne…
Si tu devais dédier ton titre/podium à quelqu’un ou associer une personne à ton résultat, qui ce serait ?
Une personne c’est difficile, mais je dirai Jean-Christophe Barbotin mon entraineur. Après bien sûr il y a mes parents qui sont à fond derrière moi et qui me soutiennent toute l’année.
 
L’objectif…
Avant le départ, ton résultat était-il ton objectif minimum, l’objectif que tu espérais, ou est-ce que cela te semblait impossible à réaliser ?
Avant le départ je pensais au maillot. Mais je me disais qu’un podium ça ne serait pas si mal.
 
Pour ta 1ère année au sein d’une équipe UCI, as-tu l’impression d’avoir déjà progressé ?
Pour cette 1ère saison dans une équipe UCI,  je pense avoir déjà progressé. En début de saison avec mon équipe Poitou-Charentes Futuroscope 86 j’ai effectué beaucoup de courses UCI et notamment des manches de coupe du monde. Ce n’était pas évident a gérer car il y a une sacrée marche entre ces courses-là et celles que je faisais avant (notamment les manches de coupe France).
Même si mentalement ce n’était pas facile tous les week-ends de ne pas finir ce genre de course, c’est en passant par-là que l’on apprend et que l’on progresse.
 
Pour ta 2ème année espoir, déjà un podium, quels vont être tes objectifs pour la fin de saison et l’année prochaine ?
La fin de saison est plus tournée vers les courses à étapes. La semaine dernière je faisais d’ailleurs une course à étapes en République Tchèque avec l’équipe de France. Et mercredi (13 juillet) je prendrai le départ du tour de Bretagne avec Poitou-Charentes Futuroscope 86. Je ne me fixe pas réellement d’objectif, j’aimerai me faire plaisir et si je peux obtenir ou faire obtenir des résultats à l’équipe en aidant mes coéquipières, ce serait vraiment bien.
Pour l’année prochaine, c’est un peu tôt pour se fixer des objectifs mais j’aimerai continuer cet apprentissage au niveau international et progresser encore grâce à l’expérience de mes coéquipières.
 

Yoann PAILLOT - 1er CLM Amateur

L’avant - course…
Comment as-tu préparé ces Championnats de France, et y a-t-il une approche particulière par rapport aux autres épreuves ?
Je me suis bien préparé, un peu plus que les autres années parce que le programme de courses était mieux et puis chez les amateurs, cela ne court pas pareil.
J’ai effectué un peu de derrière scoot mais c’est surtout que j’ai refait un peu de jus. Il fallait arriver avec pas mal de fraicheur car nous avions un circuit exigeant. J’ai parfait ma condition sur des courses par étapes de 3 jours et entre les épreuves, je faisais du chrono pour m’habituer et du derrière scoot aussi. Mentalement, sur les dernières courses, même si j’ai fait des résultats, je pensais plus aux Championnats de France. Je faisais attention notamment à ne pas chuter car j’étais tombé un mois avant et je ne voulais pas rechuter dessus.
Sur les dernières courses, j’avais de bonnes sensations et cela m’a rassuré, je sentais que j’étais prêt.
 
La veille, même si je ne le disais pas, j’avais pas mal de pression, je savais que j’avais le titre dans les jambes mais un Championnat de France, c’est toujours particulier.
 
Le jour J, le plus dur, c’était la chaleur puisque c’était vraiment les premières grosses chaleurs. A l’échauffement, comme cela m’avait joué des tours à Chantonnay, j’ai préféré me préparer sur la route, et m’entrainer en roulant  normal « sans taper dedans ». L’idée était de faire monter les pulsations tout doucement et de faire un petit déblocage sur home trainer pendant un petit ¼ d’heure, sans me mettre en surrégime et sans trop transpirer. J’ai relâché 20 minutes avant le départ pour ne pas arriver trop chaud.
 
La course…
Peux-tu nous parler de ton CLM et nous expliquer comment cela s’est déroulé ?
Je suis parti bien dans l’allure, j’avais Stéphane BAUCHAUD dans la voiture derrière qui me donnait les consignes. Je savais que même s’il y avait tout de suite la bosse, tout le monde allait partir fort. La bosse ne m’a pas inquiété plus que ça et je me suis mis dans le rythme pour 1 heure de course.
Dans les bosses, je montais à mon train, j’ai essayé de ne pas me mettre dans le rouge et en haut des bosses je relançais à bloc pour reprendre tout de suite de la vitesse. Niveau sensation, il ne fallait pas trop s’écouter.
Au premier intermédiaire, j’étais 2ème mais je ne me suis pas trop inquiété car je savais que le chrono était long et qu’il fallait gérer et dès le 2ème intermédiaire, j’étais repassé en tête.
Avec la chaleur, il ne fallait pas tellement regarder la vitesse et c’est sûr que lorsque j’ai rattrapé le premier coureur, un des favoris pour le podium en plus, ça m’a encore plus encouragé. Ensuite j’en ai doublé un deuxième, un troisième, et un quatrième, donc j’ai réalisé que j’étais en train de réaliser un gros numéro.
A 10 bornes de l’arrivée, je savais que j’avais 1 minute d’avance sur le 2ème donc je me suis un peu relevé.
Et quand Stéphane m’a dit que je pouvais jouer une place au scratch avec les professionnels, ça m’a encore remotivé et il ne m’a finalement pas manqué grand-chose pour accéder au top 10. Je l’avais dans les jambes mais j’y allais plus pour être champion de France amateur que pour la place au scratch. Dans la tête, c’était un peu dur et je ne voulais surtout pas prendre trop de risque pour atteindre mon objectif initial.
Dans les derniers kilomètres, je pensais plus à boire qu’à autre chose.
 
La boite…
A quoi pense-t-on lors du protocole lorsque l’on est sur le podium d’un Championnat de France ?
Sur le coup je n’avais pas réalisé que j’avais gagné. J’ai commencé à réaliser le soir à l’hôtel quand on a bu le champagne avec toute l’équipe. Sur le podium, quand on entend l’hymne national pour soi, pas pour la 2ème place, c’est assez émouvant, et c’est sûr que le titre de champion de France, c’est un vrai plaisir.
 
L’image…
Si tu ne devais retenir qu’une image de ces championnats, qu’est-ce que tu garderais en tête ?
Je garderais le titre de champion de France au moment où j’étais sur le podium et que l’on se dit qu’on est champion de France.
 
Une personne…
Si tu devais dédier ton titre à quelqu’un ou associer une personne à ton résultat, qui ce serait ?
Je dirais ma famille et mes proches qui m’ont supporté, et les membres du Top16 qui m’ont donné ma chance en me faisant revenir chez eux, ce qui m’a finalement permis de gagner ce titre.
 
L’objectif…
Avant le départ, ton résultat était-il ton objectif minimum, l’objectif que tu espérais, ou est-ce que cela te semblait impossible à réaliser ?
Oui c’était mon objectif minimum. Sur les 2 chronos que effectués auparavant, j’avais mis la barre très haute. Sur une courte distance, le fait de mettre 45 secondes au deuxième sur une manche de Coupe de France, je savais que j’avais de grandes chances de gagner. Mais après sur un championnat, on n’est jamais sûr de rien.
Même si je savais que je pouvais gagner, je surveillais les résultats des autres coureurs capables de gagner, surtout ceux de Sylvain GEORGES qui avait annoncé qu’il y allait pour le titre.
 
Ta place au scratch avec les professionnels correspond-elle à tes attentes ?
Ma priorité était le titre de champion de France amateur. Je savais que j’étais capable de faire un exploit au classement scratch mais je ne savais pas trop où me situer. Je n’avais pas fait de chrono long contrairement à ce que l’on peut trouver chez les professionnels. Mais de toute manière, il y avait de gros moteurs devant moi. Même si le top10 était accessible, puisque je fais 12ème, j’ai perdu du temps dans les derniers kilomètres quand j’ai su que j’étais champion de France.
 
Lors de notre entretien en mars, tu nous disais que la course que tu rêvais de gagner était le Championnat de France pour porter le maillot bleu/blanc/rouge. Aujourd’hui es-tu comblé ou vises-tu encore plus haut ?
Oui mon rêve était de porter ce maillot. Même si je ne le porte pas beaucoup, ce qui voudrait dire que j’aurais trouvé une équipe pro l’an prochain, à chaque fois que je vais le porter ce sera super. Ce maillot fait rêver tout le monde.
Il y a encore de belles courses, je n’ai pas particulièrement d’objectif, mais toutes les courses sont bonnes à gagner. Maintenant que je suis champion de France, je vais essayer de conclure la saison avec encore quelques victoires comme cela se passe pour moi en ce moment.
 
Concernant l’épreuve en ligne, le résultat de l’équipe est-il satisfaisant ou avez-vous des regrets ?
Le staff n’était pas trop déçu puisque nous avons toujours été là. Il nous a manqué un petit truc. Nous étions 3 de l’équipe parmi les 40 dans le coup, ce qui est déjà pas mal, on a essayé d’y aller chacun notre tour.
Mes jambes allaient bien, j’avais de supers sensations, mais on va dire que j’avais encore mon titre dans la tête. La tête était un peu ailleurs, je n’ai pas lâché, j’étais concentré mais peut-être un peu distrait et du coup j’ai raté le bon coup.
Mathias LE TURNIER n’était pas dans un grand jour et Clément SAINT MARTIN était bien et il ne lui a pas manqué grand-chose pour y aller. Clément était un peu plus déçu. C’est vrai que un championnat, on y va pour le podium et le titre, surtout avec notre début de saison, mais il y avait aussi une grosse concurrence avec GESBERT ou MADOUAS qui sont en grande forme depuis 1 mois. Le top 5 était accessible et on est déçus d’être arrivé dans le contre.
 

Marjolaine BAZIN - 2ème Élite Dames

Réponses à retrouver très prochainement.
 

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