Comité Régional de Cyclisme Poitou-Charentes
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Didier KERENEUR

Vous organisez le samedi 04 mars prochain la 14ème édition du Tour du Pays d’Aigre. Cette épreuve marque le début des courses de 1ère catégorie dans la région, pouvez-vous nous présenter le parcours que vous avez mis en place ?
Cette année, la commune d’accueil est Fouqueure. Il faut savoir que depuis la création du Tour du Pays d’Aigre, nous changeons de commune tous les ans. Comme habituellement, nous allons traverser les 15 communes de la Communauté de Communes du Pays d’Aigre. Les coureurs vont effectuer une boucle de 76,6 km avant de terminer par 7 tours de 7,3 km sur le circuit final, ce qui fait au total 127,7 km.
Concernant le parcours, nous n’avons pas de difficulté majeure puisque nous ne sommes pas sur un secteur avec de grandes côtes. Par contre, nous avons des zones découvertes sur le trajet et cela rend l’épreuve difficile. Avec le vent, nous avons des bordures, et nous avons également à chaque fois un départ très rapide avec de nombreuses attaques dès que le drapeau est baissé.
 
Comment construit-on le parcours de ce type d’épreuve chaque année ?
Tous les ans, nous avons une commune d’accueil sur laquelle nous effectuons le départ et l’arrivée. Ensuite, comme je le disais précédemment, nous devons traverser les 14 autres communes donc nous proposons un parcours de 75 ou 80 km en ligne avant de revenir vers la ville d’accueil pour un circuit final qui permet d’animer la commune.
Nous n’avons jamais le même parcours et nous essayons de trouver des nouveautés. Par contre, je fais en sorte de n’emprunter que des belles routes et on va dire que c’est le cas à 95%.
En amont, je prépare le circuit sur Internet, je dessine mon tracé que j’ajuste en fonction du kilométrage. Ensuite, nous allons sur place pour vérifier les routes. Après, nous avons une réunion en fin d’année avec tous les élus locaux. Nous faisons le bilan de la course, nous évoquons le budget prévisionnel et je leur présente le circuit. Cela permet d’avoir leur avis et de faire des modifications si besoin.
 
Près de 80 km de course en ligne, c’est de plus en plus rare aujourd’hui, cela doit-être apprécié par les coursiers ?
A vrai dire, je ne leur ai jamais posé la question. C’est une question que je poserai au moment des récompenses pour avoir leur ressenti. Je leur demanderai d’ailleurs si 80 km en ligne, c’est bien, ou s’ils préfèreraient plus ou moins, ce sera intéressant d’avoir leur opinion.
 
Par contre, les épreuves en ligne sont plus difficiles à organiser. Pouvez-vous nous détailler les principales contraintes par rapport à une course sur circuit ?
Tout d’abord, il faut demander les arrêtés à l’ensemble des communes traversées, et cela n’est pas toujours simple de les avoir dans les délais pour la Préfecture. Ensuite, il y a le nombre de signaleurs nécessaires qui est conséquent, puisque cela représente 200 signaleurs. Nous avons en plus 8 motards sécurité pour essayer d’avoir 1 moto qui accompagne chaque groupe.
Enfin, l’inconvénient est la crainte d’avoir un véhicule en contre-sens qui ne respecterait pas les consignes des motards. On ne peut pas bloquer la circulation en sens inverse et du départ jusqu’à l’arrivée sur le circuit final, on a cette crainte en tête.
 
Avec près de 15 ans d’existence, il est toujours intéressant de regarder un peu l’historique. Tout d’abord, comment est née cette épreuve et y a-t-il eu des évolutions ?
Ce Tour du Pays d’Aigre a vu le jour en 2004 lors d’une réunion communautaire. Le Président, qui était Mr TOURNAT à cette époque, a proposé à l’assemblée d’organiser cette épreuve en demandant à l’AC JAR si le club était partant, et c’est ainsi qu’est née cette course.
Depuis la création, il n’y a pas eu d’évolution, par contre à l’avenir, j’ai en tête de la faire évoluer mais je n’en dirais pas plus aujourd’hui, car il ne s’agit que d’un projet et on verra dans les années à venir.
 
Au niveau compétiteurs, pouvez-vous nous parler du palmarès et de quelques coureurs prestigieux qui ont laissé une empreinte sur cette épreuve ?
Chaque année, nous avons toujours un peu les mêmes coursiers qui se disputent la victoire. Il est vrai que Mickaël LARPE l’a remporté à 3 reprises, en 2005, 2012, et 2016, Médéric CLAIN l’a gagné 2 années de suite en 2008 et 2009, Stéphane Reimherr, en 2010 à Lupsault. Aussi, Ion PARDO, coureur espagnol de l’Entente Sud Gascogne qui a levé les bras en 2013 pour les 10 ans, devant Aurélien MOULIN qui portait nos couleurs. D’ailleurs, aucun coureur de l’AC JAR n’a réussi à s’imposer sur cette épreuve. Il y a aussi un coureur comme Loïc HERBRETEAU, qui a souvent tourné autour mais ne l’a jamais gagné.
J’ai également le souvenir de Pierre-Henri LECUISINIER, champion du monde junior et qui a été pro à la FDJ, qui avait terminé 3ème en étant junior en 2011.
 
Même s’il est encore un peu tôt, avez-vous déjà une idée du plateau qui sera réuni le 04 mars, histoire de mettre l’eau à la bouche des spectateurs… ?
Oui c'est encore un peu tôt, mais nous avons déjà quelques engagés comme Médéric CLAIN, Loïc HERBRETEAU, les équipes de Creuse Oxygène et de l’UV Limoges. Pour le top 16, une partie sera au Manche-Atlantique, mais nous aurons plusieurs coureurs qui seront présents sous les couleurs de leurs clubs. Pour notre club, nous aurons nos 2 garçons, Aurélien MOULIN et Jacques ABISROR.
 
Quel est le budget d’une épreuve telle que le Tour du Pays d’Aigre, et quelles sont les principales dépenses ?
Le budget est de 8 600 € environ. Au niveau dépenses, on retrouve les mêmes postes que pour toute épreuve comme les droits d’organisation et assurance, l’essence, les motards, les radios ou les récompenses. Nous défrayons également les équipes extérieures à la région selon le nombre de coureurs. Nous offrons aussi un t-shirt à chaque signaleur, c’est un petit geste mais nous trouvons cela important, et nous faisons faire des objets publicitaires pour notre caravane.
 
Et au niveau recettes ?
Parmi les recettes, nous avons d’une part, des partenaires publics, avec un peu plus de 5 000 € en provenance des différentes collectivités. La commune d’accueil nous aide de manière importante. Chaque commune traversée nous verse également une subvention, moindre, mais l’addition de l’ensemble représente sensiblement le même montant que la commune d’accueil. Le Conseil Départemental nous appuie aussi. Enfin, nous avons la chance d’être soutenu par la Communauté de Communes qui nous accorde une subvention, variable, et qui s’ajuste de manière à pouvoir équilibrer notre budget.
Nous avons d’autre part, des partenaires privés tels que Groupama, la Charente Libre, et de nombreuses entreprises qui apparaissent dans notre programme.
Avec la Charente Libre, nous bénéficions de 2 annonces publicitaires avant l’épreuve et d’un article dans le journal le lundi suivant. Ce journal est offert par des partenaires, Fouqueure cette année, et envoyé à tous les bénévoles, ce qui est très apprécié.
 
Vous nous avez parlé de la caravane publicitaire, pouvez-vous nous dire un mot ?
Oui, nous avons une caravane publicitaire qui passe 1 heure avant les coureurs, ce qui est important pour les communes que nous traversons. Dans cette caravane, nous avons un défilé de voitures anciennes et des voitures des commerçants et artisans et nous distribuons des objets publicitaires.
 
Vous avez évoqué les signaleurs à plusieurs reprises, combien de bénévoles, tous postes confondus, sont présents pour cette organisation ?
Au total, nous avons plus de 250 bénévoles qui œuvrent. Nous avons notamment 200 signaleurs, 25 bénévoles présents sur la ville d’accueil, environ 15 dirigeants du club, et nous avons également plusieurs personnes extérieures aux clubs, certains licenciés dans d’autres clubs pour conduire les véhicules par exemple. J’ai au moins 12 voitures, c’est ce qu’il faut pour que ce soit bien organisé. Il y a la voiture invités, la voiture presse, les voitures pour les arbitres, la voiture du médecin, l’ambulance. A l’échelon course, il y a aussi les directeurs sportifs ayant au moins 4 coureurs qui ont le droit de suivre.
 
Dans le cadre du Tour du Pays d’Aigre, vous organisez également une course réservée aux minimes, pourquoi ?
Cette course est importante à mes yeux, ce qui devait également être le cas des anciens présidents, car elle fait participer les jeunes et leur permet de rencontrer leurs ainés et de découvrir une telle organisation. Et on ne peut qu’espérer, comme je l’ai vu parfois, avoir des coureurs minimes qui participent quelques années après au Tour du Pays d’Aigre. De plus, la course d’attente anime la commune d’accueil pendant que les juniors et seniors sont sur la grande boucle.
Cette épreuve de jeunes a toujours existé, au départ nous devions demander une dérogation car auparavant, les épreuves de jeunes n’étaient pas ouvertes à cette date. Depuis quelques années, les dates d’ouverture ayant été avancées, nous n’avons plus besoin de faire de demande particulière.
 
L’AC Jarnac Aigre Rouillac est un club relativement jeune, fondé en 2001, pouvez-vous nous en faire une présentation rapide et nous décrire les principales activités ?
Le club est né en 2001, effectivement, de la fusion de 3 clubs, le Jarnac Sport, l’ACC Aigre, et les Cyclos de Rouillac. Pour le nom, il a donc été repris le « J » pour Jarnac, le « A » pour Aigre et le « R » pour Rouillac.
Concernant nos activités, nous organisons tout de même 11 épreuves dans l’année, et dans toutes les catégories, Ecoles de Vélo, Minimes/Cadets, Juniors/Seniors, et cyclo-cross. Au niveau discipline, nous sommes essentiellement tournés vers la route et notre club est ouvert à toutes les catégories d’âges.
Après, il y a différentes actions ou déplacements qui sont mis en place. Je pense par exemple, puisqu’il a eu lieu le week-end dernier, à notre stage de début de saison ouvert à toutes les catégories. Nous faisons un accueil le matin avec le café et les viennoiseries, puis nous élaborons le calendrier en regardant les épreuves que nous pourrons faire. Le midi, nous déjeunons tous ensemble, dirigeants et coureurs, puis l’après-midi nous allons rouler. Nous allons souvent sur le parcours du Tour du Pays d’Aigre pour repérer le circuit final, ainsi qu’une partie de la boucle en ligne.
 
Au niveau du nombre de licenciés, quelle est l’évolution au sein de votre club ?
Il y a quelques saisons, nous avons perdu notre école de vélo suite à la création de l’AC Macqueville, ce qui, pour nous, a été un coup dur. Aujourd’hui, nous aimerions avoir un peu plus de jeunes, notamment des minimes et cadets, mais il est de plus en plus difficile de trouver un éducateur bénévole car il faut avoir du temps libre. Malgré cela, après une perte de licenciés, cette année, notre effectif est en augmentation car nous avons eu plusieurs nouveaux.
 
Vous avez 2 coureurs qui font partie de l’effectif d’Océane Top 16, qu’est-ce que vous apporte cette structure ?
En 2011, nous sommes rentrés dans la structure du Top 16 avec 2 coureurs, Valentin GARCIA et Sylvain PANDELE. Depuis, nous avons toujours 2 coureurs qui y appartiennent. Je trouve que cette structure est très bien pour le département, et qu’elle est bien conduite par Stéphane BAUCHAUD. Le fait d’avoir des stages pour les minimes et cadets, d’avoir un centre de formation est très intéressant. Si je prends l’exemple de Jacques ABISROR, formé au club, en appartenant aujourd’hui à la structure, cela nous permet de toujours l’avoir au club. C’est forcément une fierté pour nous.
 

Dates du club
à retenir


04 mars
Tour du Pays d’Aigre (1-2-3-J-PC Open)
Course d’Attente (Minimes)
17 avril
Rouillac (2-3-J-PC Open)
05 juin
Genac (2-3-J-PC Open)
14 juillet
Jarnac (minimes / cadets)
22 juillet
St Cybardeaux (EV)
04 août
Nocturne de Jarnac (1-2-3-J-PC Open)
09 août
Chassors (PC Open - PC)
16 août
Villejésus (1-2-3-J-PC Open)
19 novembre
Cyclo-cross de St Fraigne

Vous êtes de nouveau président du club, après un intermède d’une année, parlez-nous de votre parcours dans le cyclisme.
J’ai eu ma première licence au club de l’UCAP Angoulême quand j’étais cadet 2. Je suis resté jusqu’en première année de senior, puis avec le travail, j’ai arrêté le cyclisme. J’ai repris le vélo en 1983 dans une autre fédération, puis suite à des problèmes de santé, j’ai été contraint d’arrêté.
Par la suite, je suis venu aider au niveau de la caravane publicitaire pour le Tour du Pays d’Aigre et je suis arrivé à l’AC JAR à la fin des années 2000.
 
Comment êtes-vous devenu président du club ?
Suite à la démission de Patrick BALLANGER en 2010, Bertrand VAN WONTERGHEM, qui ne voulait pas reprendre seul les commandes du club, m’a demandé si je souhaitais m’investir en tant que co-président. Je ne savais pas du tout comment on gérait un club et je peux le remercier de m’avoir appris tout ce que je sais aujourd’hui car c’est très intéressant. Deux ans plus tard, il a arrêté et j’ai poursuivi. En 2015, j’ai arrêté pour des raisons familiales. Aujourd’hui, je suis de nouveau président suite à la démission de Christophe FORT qui m’avait remplacé.
 
Qu’est-ce qui vous plait et quelles sont vos principales activités en tant que bénévole ?
J’adore m’occuper des organisations d’épreuves, c’est du stress, car on a toujours peur d’avoir oublié quelque chose, mais c’est quelque chose que j’apprécie.
J’aime aussi accompagner les garçons sur les épreuves, c’est une satisfaction. Quand on voit par exemple, lors de la dernière épreuve à Montlieu La Garde où on a pratiquement tout raflé et l’ambiance qu’il pouvait y avoir, c’est vraiment un bonheur. Je ne peux pas le faire tout le temps, j’ai une vie de famille, mais les emmener, vivre cette ambiance, c’est un bonheur.
Ce qui prend beaucoup de temps, c’est au niveau du sponsoring, aller chercher des partenaires. Tout le monde n’ose pas le faire car c’est vrai que c’est délicat. Il faut passer du temps, cela fonctionne surtout par connaissance et j’ai de la chance avec mes partenaires, ils nous aident beaucoup.

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