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Manuela MARTINEAU

Votre club a organisé la 3ème manche du Challenge Régional BMX à Saintes le 23 avril dernier, comment s’est passée cette journée de compétition ?
Sportivement, cela s’est très bien passé. On n’a pas eu beaucoup de chutes. Nous avons vu de belles courses, rapides, avec un beau spectacle. Dans l’ensemble, les gens étaient contents. Nous avions près de 220 compétiteurs. Avec les vacances, il y avait peut-être une dizaine de participants en moins par rapport à ceux qui viennent habituellement, mais c’est plutôt pas mal.
 
Si vous deviez faire un bilan de cette journée, quelles seraient vos principales satisfactions ?
Déjà, on a eu beau temps. Ensuite, le fait qu’il n’y ait pas eu beaucoup de chute nous a permis de respecter les horaires. Nous n’avons eu aucun litige sportif, tout s’est bien passé.
 
Et à l’inverse, quels sont les principaux points négatifs ou les choses que vous pourriez améliorer ?
Le seul reproche que l’on peut faire est que cela s’est déroulé le jour des élections, donc au niveau des bénévoles, cela a été un peu compliqué. Nous avions choisi cette date car c’était la seule possibilité pour que la Mairie puisse nous prêter du matériel, mais à l’avenir, je pense que l’on ne le refera pas.
Il faudrait que l’on arrive à avoir plus d’implication. Durant la journée cela a été, mais le matin à 6h30 pour la mise en place, nous n’étions que 4 alors que nous sommes une dizaine habituellement.
Ensuite, il nous faudrait plus de promotion dans les radios et les journaux pour essayer d’attirer plus de spectateurs. On se rend compte que nous avons du mal à attirer des personnes de l’extérieur, cela fonctionne essentiellement par bouche à oreille et par réseau : famille, école, …
 
Votre club semble « rodé » au niveau des organisations. Depuis quand existe-t-il et comment a-t-il été créé ?
Le club a été créé en 1985 par Mr BRANCHU, qui était moniteur d’auto-école et qui a voulu développé le BMX loisir afin d’amener les jeunes à passer le permis dans son auto-école.
Concernant notre piste, elle existe depuis 1980, même si elle a été modifiée régulièrement. Elle a notamment été refaite en 2011 lorsque nous avons organisé le Trophée de France. Les normes avaient changé, notre 1ère ligne droite était trop courte donc il a fallu la modifier pour être dans les règles fédérales. Nous en avions également profité pour mettre en place notre grille sécurisée avec l’aide de la ville.
Aujourd’hui, en théorie, nous pouvons accueillir des épreuves de niveau national, mais nous n’avons pas les bosses adaptées pour les élites. La piste est trop simple donc par rapport à d’autres clubs qui ont une piste plus élaborée, notre candidature ne serait pas retenue.
 
L’an dernier, vous étiez le club du comité régional qui comptait le plus de licenciés (143), comment en êtes-vous arrivés là ?
Nous pensons que c’est grâce à des entrainements sérieux et réguliers. Nous essayons de les adapter à chaque niveau. Cette année, nous avons cinq groupes distincts et cela nous permet de bien séparer les jeunes et de ne pas avoir des enfants ayant un faible niveau avec ceux qui ont un niveau élevé. Nous mettons en place des groupes homogènes et nous pensons que c’est ce qui fait que nous avons du monde. Nous ne fonctionnons pas du tout avec les catégories d’âge.
Nous pensons aussi que notre club a bonne réputation au niveau des organisations de compétitions et que cela nous aide à avoir des licenciés.
 
Comment expliquez-vous la réussite de votre club ?
Nous sommes bien situés géographiquement, nous avons des gens qui viennent de Mirambeau, Montendre, Cognac, Vaux/Mer, mais aussi de l’ensemble de l’agglomération de Saintes. Notre situation géographique est un atout. Il faut souligner que certains font jusqu’à 60 km pour venir s’entrainer.
Ensuite, cela est également dû à l’implication des bénévoles. Nous sommes une dizaine à travailler régulièrement et nous essayons toujours de faire au mieux pour satisfaire nos pilotes.
 
Nous reviendrons tout à l’heure sur le travail des bénévoles plus en détail. Mais avant, vous avez un salarié depuis plusieurs années, pouvez-vous nous expliquer les raisons qui ont incité le club à devenir employeur ?
Oui nous avons un salarié depuis septembre 2008. Nous avions développé cela avec le Président actuel du Stade Bordelais, Bruno RIPAULT, qui était à l’époque à Saintes. Il avait eu cette idée et il avait monté un budget. Suite à l’entrée du BMX aux Jeux Olympiques, il était persuadé que cela allait amener du monde et qu’il fallait que l’on structure les entrainements. C’était un peu le début de la professionnalisation du BMX. Il nous a convaincu que pour développer le club, nous devions en passer par un salarié. Pour lui, avec la demande que nous allions avoir, si nous n’avions que des bénévoles, nous ne pourrions pas suivre.
Nous étions aux alentours de 50 licenciés, et dans les 2 ans qui ont suivi, nous avons passé la barre des 100. Nous avons rapidement doublé nos effectifs après les Jeux de 2008 et l’arrivée de notre salarié.
 
L’arrivée du salarié et le succès des JO vous ont donc permis de donner une nouvelle ampleur au club, non ?
Auparavant, c’était Franck BUSSEROLLE qui s’occupait des entrainements et il ne pouvait les assurer que le samedi. Avec un salarié, nous avons pu multiplier les séances. Aujourd’hui, nous pouvons proposer différents créneaux : le mardi soir, le mercredi toute la journée, le jeudi soir, le vendredi soir, et le samedi. Nous avons au total près de 20 séances, chaque groupe a un minimum de deux entrainements par semaine, et cela peut aller jusqu’à trois pour certains.
 
Avez-vous toujours le même entraineur depuis cette époque ?
Non, de septembre 2008 à avril 2009 nous avons eu Nicolas CARTIGNIES, puis Ludovic MEYRE de septembre 2009 à août 2016, et enfin, Vincent RITTER, notre entraineur actuel. Pendant 1 an et demi, Ludovic et Vincent ont travaillé ensemble. Lorsque Ludovic est parti, nous sommes passés de deux entraineurs à un seul et cela a été compliqué. Il a fallu que les bénévoles s’impliquent de nouveau dans les entrainements alors qu’ils avaient un peu baissé le pied. Par contre, financièrement, cela nous a soulagés, car nous n’avions plus d’aide pour Ludovic.
 
Justement, quel est le budget annuel de votre club et quel est le coût, à peu près, d’un salarié ?
Nous sommes aux alentours des 90 000 € de budget. Cela peut monter lorsque nous avons une grosse organisation telle que le Challenge France de l’an dernier.
Pour ce qui est du salarié, Vincent est actuellement en emploi d’avenir. Nous n’avons donc que les charges à financer, son salaire étant pris en charge par la région. Nous avons pu avoir recours à l’emploi d’avenir car nous sommes en Zone Urbaine Sensible.
 
Comment avez-vous réussi à pérenniser un emploi au sein du club ?
Nous avons une section sportive avec 7 pilotes. Nous avons une convention avec le collège René Caillié qui permet aux jeunes d’avoir des horaires aménagés. Ils ont le même nombre d’heures scolaires mais ils sont libres les mardis et jeudis après-midi. Notre entraineur va les chercher au collège, les amène à la piste, ils font leur entrainement et il les ramène au collège à 17h00. Les parents n’ont donc pas besoin de s’en occuper. Ils bénéficient ainsi d’un entrainement quasi individuel et ils sont disponibles le soir pour effectuer leurs devoirs. Hors frais scolaires, nous demandons aux alentours de 800 € par jeune et par année.
 
Pour intégrer votre section, le choix se fait-il sur critère sportif ?
Le but serait celui-là. Pour le moment, nous n’avons pas encore assez de monde pour effectuer un choix. Quelqu’un du club va travailler sur la communication pour développer cette section. Jusqu’à présent, nous avons toujours eu le nombre souhaité, à savoir 8/10 pilotes. Il ne faut pas qu’ils soient trop nombreux afin qu’ils puissent progresser. Mais on aimerait faire connaitre cette section pour attirer des pilotes de bon niveau. Cela peut être des pilotes de clubs extérieurs sachant qu’ils n’auront pas besoin de muter et qu’ils pourront rester dans leur club. Plus on aura de demande et plus nous pourrons faire une sélection sur critère sportif.
 
La section sportive participe donc au financement de votre association, quelles sont vos autres ressources ?
Nous mettons en place beaucoup de stages. Certains sont réservés aux pilotes du club, mais en règle générale, nos stages sont ouverts à tous les licenciés. Ils sont organisés par catégorie de niveau. Nous en organisons également quelques-uns en dehors de la piste de Saintes, à St Jean d’Angély ou à Breuillet par exemple. Cela permet aux pilotes de découvrir d’autres difficultés techniques.
Ensuite, l’été, nous mettons en place un stage multi-activités pour les licenciés qui dure 3 jours, avec une animation différente par demi-journée. L’an dernier, au programme, il y a avait par exemple de la moto, du BMX, du VTT, des parties au Laser Lander, une sortie à Saujon pour du téléski nautique. Nous en faisons deux, un pour les minimes et plus, et un autre pour les benjamins et moins. Pour certaines activités, comme la moto, nous faisons appel à un prestataire ou à un club.
 
Avez-vous d’autres types d’activités qui vous permettent de générer des revenus ?
Nous proposons également des activités périscolaires. C’est la Communauté d’Agglomération de Saintes qui gère, elle nous envoie un planning par trimestre et on note les jours sur lesquels nous pouvons intervenir. En fonction des demandes qu’ils ont dans les écoles, ils nous renvoient un planning avec les dates d’intervention et les écoles concernées. Il s’agit d’un tarif unique pour tous les intervenants, c’est donc eux qui fixent le montant de la prestation. Suite au Trophée de France en 2011, nous avions acheté une remorque avec un modulobosse, et nous nous déplaçons avec dans les écoles. Nous emmenons également les vélos et les casques et on leur facture la location.
Lorsque nous avions les 2 entraineurs, nous pouvions proposer en même temps les activités périscolaires et la section sportive, mais aujourd’hui, cela n’est plus possible. Le mardi et le jeudi, nous ne faisons plus d’activités périscolaires car les horaires se chevauchent.
 
Au-delà de ces trois types d’activités que vous venez de nous décrire, vous avez certainement des partenaires privés, voire d’autres types de ressources ...
Tout d’abord, nous avons un programme publicitaire dans lequel nous proposons des encarts aux commerçants de Saintes. En dehors des partenaires, nous y mettons une description du club, les activités, les dates de compétition, … Nous diffusons ce programme auprès de tous les commerçants qui participent et lors de toutes nos animations périscolaires. Cela nous permet de nous faire connaître et éventuellement, d’attirer des licenciés.
Ensuite, nous proposons des espaces pour les annonceurs sur notre camion, et nous avons aussi des partenaires sur la grille de départ et sur nos maillots.
Enfin, nous faisons des lotos avec un prestataire et nos courses sont également une source de revenus. Je n’ai pas encore pu faire le bilan de ce week-end, mais en règle générale, nous faisons un bénéfice entre 500 et 1 000 €, avec la buvette et les engagements notamment. Cette année, nous n’avons pas fait de tombola à cause du manque de temps. Sinon, d’habitude cela nous rapporte également. 
 
Avec toutes les actions que vous mettez en place, nous comprenons aisément qu’il faut « se battre » pour posséder un salarié. Mais cela en vaut certainement la peine, qu’est-ce qu’il vous apporte ?
L’avantage que nous avons, c’est qu’il est très respectueux des horaires donc nous n’avons aucun souci par rapport aux entrainements. Nous pouvons compter sur lui, il est très serviable et il nous aide sur de nombreuses petites choses que nous ne pouvons pas faire. Il a une partie d’heures qui ne sont pas attribuées aux entrainements et c’est intéressant.
L’autre avantage, au niveau sportif, c’est que nous pouvons mettre en place des groupes de niveau. Il a une approche différente par rapport à un entraineur bénévole, une autre pédagogie. On retrouve plus de professionnalisme, et cela se ressent auprès des jeunes.
 
Parvient-il à assurer l’ensemble des entrainements ou est-il aidé ?
Nous faisons également appel à Mathieu DAUNAS qui est auto-entrepreneur. On le prend une fois par semaine pour l’entrainement des plus grands, à partir des cadets. Vincent, notre entraineur a eu son DE récemment et il manque un peu de pratique, il a encore besoin d’être formé. Il les encadre sur d’autres créneaux mais on fait appel à Mathieu, en complément, pour qu’il leur apporte son vécu de pilote élite. Cela permet ainsi à Vincent de progresser tranquillement.
 
Et au niveau des bénévoles, certains aident-ils à entrainer ?
Actuellement, nous n’avons plus que Franck BUSSEROLLE, mais il n’est disponible que le samedi. Nous avons deux personnes qui sont en train de se former. Il y a Pascal DEJEAN, papa de jeunes du club, qui pratiquait sur route auparavant, il a fait partie de l’équipe de France militaire. Et ensuite, Lucas MARTINEAU, qui pratique le BMX au club depuis 2007.
 
En dehors des entrainements, le club peut s’appuyer sur une équipe de bénévoles pour le faire fonctionner. Êtes-vous nombreux et comment êtes-vous organisés ?
Nous sommes 9 personnes au Conseil d’Administration, mais au quotidien, nous sommes 5/6 à faire fonctionner le club.
Nous sommes deux pour la partie secrétariat, avec Valérie GENEAU, et nous nous occupons notamment de l’accueil des parents et d’expliquer le fonctionnement du club.
Il y a Véronique MAIANO, qui travaille plutôt sur la recherche de partenaires. Tout comme Franck BUSSEROLLE, le Président, qui gère en grande partie le programme publicitaire et les annonceurs sur notre véhicule. Franck s’occupe également de la piste.  Olivier, mon mari, gère tout ce qui est entretien et logistique. Guillaume MOREAU se charge de la mécanique et de l’entretien des vélos.
Il y a également d’autres personnes, c’est difficile de détailler, je n’ai parlé que des bénévoles qui ont des tâches au quotidien. J’oublie certainement des noms … Je pense aussi à Patricia MITTARD qui m’aide pour l’organisation des lotos.
 
Vous semblez avoir une équipe solide et qui commence à avoir de l’expérience …
Franck et Valérie sont au club depuis 25 ans. Georges DIDOU, notre trésorier, est présent depuis 1986. Moi, je suis là depuis 2007, et les autres depuis la fin des années 2000. Parmi ceux qui gèrent au quotidien, les derniers arrivés sont là depuis au moins 6/7 ans.
 
Lors des organisations, vous avez également d’autres personnes qui viennent aider puisqu’il y a un besoin important. Comment cela se passe-t-il ?
Il y a environ une trentaine de personnes du club. Il y a des besoins pour 20 à 25 postes, mais nous organisons des créneaux pour ceux qui ne peuvent pas être mobilisés toute la journée. Le samedi après-midi, nous avions également besoin de personnes pour installer les barrières. Ensuite, le dimanche matin, il faut installer les tonnelles, les tables, et mettre en place la buvette et la restauration. Le reste de la journée, nous avons des bénévoles pour la restauration, pour la buvette et pour la caisse. Nous avons 3 personnes pour l’entretien de la piste, pour balayer et arroser. Une autre qui nettoie les WC régulièrement, d’autres qui s’occupent de l’affichage, de la maintenance, … A cela, il faut ajouter les 20 arbitres, le speaker, et les secouristes.
 
Parlons également un peu de vous, comment avez-vous découvert le BMX et le club de Saintes ?
Nous sommes issus du milieu de la moto, mais cela coûtait très cher, donc nous cherchions un sport qui s’en rapprochait et qui était moins onéreux. Mon fils ainé avait un copain qui faisait du BMX à Saintes et c’est ainsi que nous sommes arrivés au club. C’était en 2002, nous ne sommes restés qu'un an et demi, ensuite, il a arrêté. Et nous sommes revenus en 2007 lorsque Lucas a commencé à pratiquer.
 
Comment s’est passé votre arrivée aux responsabilités au sein du club ?
Cela s’est fait assez rapidement dès 2007. Mes parents ont toujours été dans le bénévolat. Ma maman était présidente de mon club de danse. Mon beau-père faisait partie du Comité des Fêtes de sa commune. Nous avons toujours été élevés dans ce milieu et je me suis tout de suite sentie bien au club. Il y avait une bonne ambiance et j’avais envie d’aider et de m’investir dans le sport de mes enfants. J’ai été secrétaire dès la première année.
 
Comment considérez-vous votre rôle de bénévole ?
Ma satisfaction, c’est de voir que l’on arrive à faire évoluer le club. On essaie d’amener des idées, et c’est vrai qu’il y a une bonne écoute au sein du bureau. Cela fait plaisir de contribuer à faire progresser le club. Avec Valérie, on a réussi à développer tout ce qui est activités périscolaires, les animations de loisir, un partenariat avec Décathlon pour des animations, … Ce sont toutes ces petites choses qui avancent qui font que cela amène de la motivation.
Au niveau des contraintes, il faut s’investir, cela demande pas mal de temps. Je suis consciente que j’ai un métier qui me permet de dégager un peu de temps, c’est un avantage. Parfois, nous sommes aussi critiqués. Lorsque c’est constructif, je ne le prends pas mal, mais cela dépend comment c’est dit. En tout cas, je suis motivée, je me suis engagée et je ne fais pas les choses à moitié.
 
Vous parlez de temps, avez-vous une idée de ce que cela représente par semaine ?
Ce n’est pas évident de quantifier. Au niveau du secrétariat du club, je pense que nous passons au moins une quinzaine d’heures par semaine. Il y a des relances à faire aux licenciés, s’occuper des inscriptions aux compétitions, informer lorsqu’il n’y a pas d’entrainement ou sur les choses à venir, …
Ensuite, au niveau du comité régional, je dirais que pour un déplacement ou un stage, entre la préparation en amont et le bilan par la suite, cela représente 5/6h. Il faut du temps pour récupérer tous les éléments, les justificatifs, il faut relancer pour avoir la confirmation de participation des pilotes. Il y a la réservation des véhicules, de l’hôtel, le compte rendu sportif. Sur place, il faut noter les résultats aussi.
 
Vous venez de parler du Comité Régional puisque vous êtes également responsable de la Commission Régionale BMX avec Franck BUSSEROLLE. Quel regard portez-vous sur le BMX actuel dans la région ?
Je trouve que nous sommes assez bien organisés, beaucoup de nos clubs sont structurés. Tous nos clubs ont des entraineurs salariés, ou font appel à des animateurs professionnels qui sont auto-entrepreneurs par exemple. Nous avons bien progressé sur cet aspect. Même les clubs qui étaient un peu en retard commencent à bien évoluer donc c’est positif.
Ensuite, il faut reconnaitre que nous avons un manque de pilotes dans certaines catégories et cela se ressent sur le niveau. Le niveau d’ensemble est un peu faible et il faudrait un peu plus de confrontations.
 
Pour cela, il nous faudrait de nouvelles pistes de BMX …
Oui, il faudrait de nouvelles pistes. Mais peut-être que la nouvelle région va pouvoir nous aider sur cet aspect. Nous sommes conscients que financièrement, ce ne sera pas possible d’aller tous les week-ends à l’autre bout de la région pour faire une course. Maintenant, il y a beaucoup de pistes aux alentours de Bordeaux et cela pourrait être un moyen.
 
Du coup, quel est votre regard sur les enjeux liés à la fusion des 3 comités Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes et à la nouvelle organisation ?
Pour nous, l’idée serait de garder notre challenge régional en changeant le nom et de faire, en parallèle, un challenge sur 3 ou 4 courses à l’échelle de la nouvelle région. Cela pourrait permettre d’amener nos pilotes à aller rouler un peu plus avec les aquitains, chez qui le niveau est un peu supérieur au nôtre, notamment par la quantité.
Tout l’enjeu de chaque ancienne région sera de garder des épreuves de proximité et de motiver ses pilotes à y participer. Pour en avoir discuté avec Franck, nous pensons qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de compétitions obligatoires, car les gens ne feront pas le déplacement. Il faudrait que l’on garde notre entité, en quelque sorte, pour continuer à développer la pratique.
Le Championnat Régional, lui, à l’échelle de la nouvelle région sera très intéressant. Nous pensons qu’il nous manque une centaine de pilotes pour avoir des catégories complètes. Ce week-end, en cadets, ils n’étaient que 20 alors qu’en Aquitaine, ils sont 45. Cela pourrait permettre à nos jeunes d’aller vers le haut niveau.
 
En attendant, une équipe régionale a été mise en place depuis l’an dernier avec notamment des déplacements organisés dans la cadre de la Coupe de France. Quel est le retour sur cette initiative ?
Pour en avoir parlé avec plusieurs personnes, nous savons que nous avons des pilotes qui, sans cette équipe, et donc l’aide du Comité Régional, ne pourraient pas se rendre sur les Coupes de France. D’un point de vue financier, nous avons la satisfaction des familles et ils nous remercient.
Il y a également des stages qui aident nos jeunes à progresser. On se retrouve à avoir des pilotes issus de différents clubs avec des méthodes d’entrainement différentes. Ils peuvent donc échanger et chacun apporte ses conseils en plus de l’entraineur. Cela amène forcément une progression et on sent une équipe soudée. Par rapport aux premières manches de Coupe de France où ils étaient en queue de peloton lors des manches, même s’ils ne passent pas encore leurs manches, on voit qu’ils se rapprochent.
Dernièrement, il y a eu un stage à Descartes sur une piste qui va accueillir deux manches de la Coupe de France donc ils ont pu voir pas mal d’éléments techniques, même si on sait qu’en course, ce sera différent. Ils ont pu travailler et c’est positif. Il y a un esprit d’équipe qui s’est créé avec une bonne ambiance.
                                        
Voyez-vous des limites ou des points négatifs à cette équipe ?
Nous sommes conscients des limites budgétaires, mais si on pouvait avoir des budgets supérieurs, il faudrait que l’on puisse faire une préparation tout au long de l’hiver. Nous avons fait quelques stages cette année mais on se rend compte que cela n’est pas encore suffisant pour arriver à avoir des pilotes à un niveau encore au-dessus. Il faudrait presque commencer au 15 octobre avec un stage toutes les semaines, ou tous les 15 jours au minimum, jusqu’au mois de mars pour le début des compétitions.
 
Pour finir, nous allons en revenir au BMX Club Saintais, quels sont les projets du club pour la suite ?
On a pour projet de modifier et de moderniser la piste. L’idée est de revoir la 3ème ligne pour mettre en place des passages de bosses qui correspondent à la « mode » du moment. Il faut essayer de suivre ce qui se fait. En plus, modifier les bosses a pour intérêt d’apporter du changement aux pilotes pour qu’ils puissent continuer à progresser.
On aimerait également faire des virages en enrobé, mais cela dépendra du budget. L’avantage est qu’ensuite, nous n’aurions plus besoin d’y toucher. Pour le moment, tous les ans, nous sommes obligés de remettre de la pierre et de passer le cylindre, et dans les virages, c’est compliqué.
Enfin, nous sommes en train de voir pour essayer de développer des activités avec des campings sur la côte. Véronique MAIANO, qui a des contacts avec plusieurs campings dans le cadre de son emploi, étudie la possibilité de mettre en place des animations pour cet été.
 
Sur le même modèle que ce que vous faites avec Décathlon par exemple ?
Avec Décathlon, c’est différent, nous avons mis en place un partenariat. En contrepartie d’une remise sur l’achat de matériel, nous faisons deux animations par an sur le parking avec notre modulobosse et nos vélos. Cela nous permet d’attirer de nouveaux licenciés.
 
Pour attirer des licenciés, faites-vous d’autres types de journées de promotion ?
Oui nous faisons en septembre une journée porte ouverte dans le cadre de l’opération « A la découverte des sports cyclistes » organisée par la Fédération.
Auparavant, nous faisions le forum des associations à Saintes mais nous avons arrêté car les enfants souhaitent surtout essayer. Nous voir simplement dans une salle ne les intéresse pas forcément. Du coup, comme cela tombe en même temps que l’opération de la FFC, nous faisons la promotion de notre club sur notre piste directement.
Nous faisons de temps en temps des opérations ponctuelles avec la ville de Saintes. Par exemple, nous avions participé à leur journée du vélo il y a deux ans.
 
Et pour conserver vos meilleurs éléments, mettez-vous en place des actions particulières ?
Nous avons créé une équipe « élite » au sein du club depuis plusieurs saisons. Chaque année, nous définissons des critères pour être membre de l’équipe de manière à avoir un groupe de 8/10 pilotes. Cette année, ce sont nos 8 pilotes nationaux qui y appartiennent. Nous avons des partenaires dédiés à cette équipe, avec un maillot spécifique, et qui nous aident à financer plusieurs actions. Nous organisons des stages. Nous avons sollicité Jean-Christophe TRICARD, l’entraîneur de Joris DAUDET, pour mettre en place un programme personnalisé à chaque membre de l’équipe en fonction du niveau et de l’âge. Les pilotes de l’équipe sont également aidés lors de certaines compétitions : engagements et participation sur les déplacements.
Nous avons mis en place cette équipe pour essayer de conserver nos meilleurs éléments, car certains étaient attirés par des teams.
 

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